Hmmm-mm… oh-oh… (Yeah… grrah…) J’ai repassé le film… Et j’me demande encore comment j’ai pu être aussi con. C’était qu’une mauvaise blague, mais le timing était mort, J’ai parlé sans réfléchir, j’ai dépassé le décor. J’pensais pas à mal, mais j’ai fait mal quand même, Et maintenant j’comprends pourquoi ton regard n’est plus le même. Quel bâtard… j’me reconnais même pas, Quel pauvre con d’avoir pu sortir ça. J’aurais dû fermer ma gueule à cet instant précis, Mais l’abruti que j’étais a laissé parler sa connerie. T’étais trop gentille pour mériter ce malaise, Et moi j’ai choisi ce moment pour faire une mauvaise blague. J’voudrais effacer cette phrase de ta mémoire, Mais j’suis juste un connard avec le pouvoir de rien changer au soir. Et ma tête me répète : « Frère, t’es allé trop loin… » Putain, quel bâtard… Pourquoi j’ai parlé quand fallait rien dire ? J’aurais jamais dû dire ça, pas à ce moment-là, Une mauvaise blague et tout a changé dans ton regard. Maintenant tu peux penser que j’suis ce genre de gars, Et ça me tue parce que j’voulais surtout pas être perçu comme ça. Oh-oh-oh… Quel bâtard, quel pauvre con… Hmmm-mm… J’ai tout gâché pour quelques secondes. J’peux dire que j’pensais pas à mal, Mais la vérité, c’est que j’ai déconné. J’ai fait pause sur l’image, j’ai revu chaque seconde, Ton visage, mon silence, puis cette distance qui tombe. J’ai compris mon erreur, compris ce que ça pouvait faire, Mais trop tard pour reprendre cette phrase en arrière. J’aurais dû sentir que c’était pas le moment, Deux secondes de réflexion auraient suffi simplement. Mais non, l’abruti fallait qu’il ouvre encore sa bouche, Maintenant c’est mon propre souvenir qui me fout des coups. Et le pire dans tout ça, c’est ce que tu peux penser, Que derrière cette blague y’avait quelque chose de déplacé. Alors que c’était juste une connerie sortie sans raison, Mais maintenant c’est ton regard que je porte comme une condamnation. Haaa-aa… Quel con… Oh-oh… J’aurais dû me taire… (Ferme-la… Ferme-la…) Une phrase. Une seconde. Et tout devient différent. J’aurais jamais dû dire ça, pas à ce moment-là, Une mauvaise blague et tout a changé dans ton regard. Maintenant tu peux penser que j’suis ce genre de gars, Et ça me tue parce que j’voulais surtout pas être perçu comme ça. Oh-oh-oh… yeah… Quel bâtard, quel pauvre con… Hmmm-mm… J’ai tout gâché pour quelques secondes. J’peux dire que j’pensais pas à mal, Mais la vérité, c’est que j’ai déconné. Alors j’devrais tout arrêter, couper avec mes habitudes, Me remettre en question jusqu’à voir mes propres fissures. Pas juste dire « pardon » parce que j’ai peur de te perdre, Mais comprendre pourquoi parfois mes mots deviennent des armes. Quel abruti… j’me dégoûte sur ce coup-là, Parce que j’savais que t’étais quelqu’un qui comptait pour moi. Et j’ai choisi le pire instant pour faire le malin, Maintenant j’me retrouve seul avec ce goût amer dans les mains. J’peux m’insulter toute la nuit, ça changera pas l’histoire, Me traiter de connard jusqu’à ne plus voir le miroir. Mais faut que j’comprenne ce que cette erreur veut dire, Parce que si j’recommence demain, tous mes regrets serviront à rien. Tu m’as dit au revoir, et j’ai compris sans discuter, J’ai senti notre histoire doucement se terminer. J’peux pas décider de l’image que tu garderas de moi, Ni t’obliger à croire que cette blague ne me ressemble pas. J’aurais voulu que tu voies mes intentions véritables, Pas cette phrase ridicule, pas ce moment détestable. J’voulais pas franchir une limite, encore moins te salir, Mais un pauvre con peut faire du mal sans même le vouloir. Alors oui, j’suis un bâtard sur cette histoire, Un putain d’abruti d’avoir parlé dans le noir. Et si j’dois rester seul pour comprendre mes travers, J’ferai face à mes erreurs sans réécrire l’univers. J’aurais jamais dû dire ça, pas à ce moment-là, Une mauvaise blague et tout a changé dans ton regard. Maintenant tu peux penser que j’suis ce genre de gars, Alors que cette image-là, j’la reconnais même pas. Oh-oh-oh… Quel bâtard… j’ai déconné… Hmmm-mm… Quel pauvre con d’avoir parlé. J’peux pas refaire hier, J’peux seulement comprendre pourquoi j’ai merdé. Pour moi là musique s'arrête là. Hmmm-mm… oh-oh… (Grrah…) J’aurais dû me taire. J’aurais dû réfléchir. J’aurais jamais dû dire ça. Quel bâtard… Quel con… Quel abruti… Oh-oh-oh… Et maintenant, j’dois vivre avec l’image que mes propres mots ont créée.


