
(Intro - arpèges lents à la guitare acoustique, bruit discret de clapotis) Couplet 1 Les pieds dans l’argile et l’herbe mouillée Je regarde le monde filer sans crier Ici la terre s’arrête, là où l’onde commence Une frontière fragile où tout prend du sens Les racines des saules plongent dans le courant Comme pour retenir la fuite du temps Un vieux ponton de bois craque sous mes pas Et le vent du soir doucement se rabat. Refrain Assis sur la berge, à l'ombre des joncs Je laisse les heures tourner en rond L'eau vive s’échappe, la rive retient Tout ce qui s'efface et ce qui revient Ici rien ne presse, le flot m'a compris : Rester sur le bord suffit à ma vie. Couplet 2 Des empreintes de bêtes au creux du limon Un héron de cendre figé d'attention La menthe sauvage parfume le bord Tandis que la barque doucement s'endort L’eau creuse la berge, la ronge et la berce Elle emporte la boue au fil des averses Mais la terre patiente ne s'emporte jamais Elle offre son flanc pour trouver la paix. Refrain Assis sur la berge, à l'ombre des joncs Je laisse les heures tourner en rond L'eau vive s’échappe, la rive retient Tout ce qui s'efface et ce qui revient Ici rien ne presse, le flot m'a compris : Rester sur le bord suffit à ma vie. Pont (montée de cordes ou nappe subtile, voix plus posée) On court après le large, on veut l'horizon On cherche la vague au fil des saisons Mais pour voir la course, pour voir le chemin Il faut bien une terre qui nous tend la main. Refrain Assis sur la berge, à l'ombre des joncs Je laisse les heures tourner en rond L'eau vive s’échappe, la rive retient Tout ce qui s'efface et ce qui revient Ici rien ne presse, le flot m'a compris : Rester sur le bord suffit à ma vie. Outro (arpèges qui s'espacent, voix murmurée) L’eau glisse et s’éloigne... La berge demeure... Juste un caillou qu'on jette... Et le calme revient... à cette heure.

