(Ooooooh… aaaaaah…) J'ai passé des nuits à m'battre avec moi-même, Des putains d'démons qui connaissaient mes faiblesses. Maintenant, baissez les yeux. Le roi des enfers… c'est plus vous. FERMEZ VOS GUEULES ! J'ai repris le contrôle ! J'ai bouffé mes douleurs, j'ai recraché le poison ! J'ai enterré mes démons, j'ai piétiné leurs trônes, J'ai du feu dans les artères , plus personne me contrôle ! FERMEZ VOS GUEULES ! J'ai plus peur du noir ! J'ai fait taire les voix qui m'bouffaient chaque soir ! J'leur ai craché ma haine, j'ai repris mon territoire ! J'suis sorti d'leur enfer, maintenant c'est eux qui m'regardent frère ! (Ooooooh… bâtard...) (PLUS JAMAIS ! / TA GUEULE !) J'avais la rage en cage, la tête en otage, Des orages dans l'crâne, des carnages sous l'visage. J'me parlais comme un chien, j'me traitais comme une merde, Chaque putain d'matin, j'me réveillais en guerre. Mes pensées m'plantaient des lames, mes regrets vidaient les chargeurs, J'avais l'diable à ma table, il bouffait dans mon malheur. Il m'disait : « T'es qu'une épave, t'as qu'la haine dans les veines », J'lui ai dit : « Suce ma bite , connard, regarde-moi briser tes chaînes ! » J'ai fait d'mes nuits blanches des leçons de survie, D'mes cicatrices des preuves que j'ai repris ma vie. J'ai regardé mes vices, affronté mes supplices, Puis j'ai fermé la porte à ces bâtards d'artifices. Vous m'entendez encore ? Vous n'êtes plus rien… Rien ! (Aaaaaah… ooooooh…) FERMEZ VOS GUEULES ! J'ai repris le contrôle ! J'ai bouffé mes douleurs, j'ai recraché le poison ! J'ai enterré mes démons, j'ai piétiné leurs trônes, J'ai du feu dans les artères , plus personne me contrôle ! J'ai des fantômes au plafond, des souvenirs sous la peau, Mais j'leur dois plu une larme, j'leur dois même plu un mot. Ces fils de putes dans ma tête voulaient m'voir sous terre, J'ai transformé leur venin en carburant nucléaire. J'ai fracassé leurs sermons, leurs menaces, leurs doctrines, Leur morale de charognards, leurs sourires assassins. J'suis l'produit d'mes tempêtes, pas l'esclave de mes fautes, J'ai repris chaque morceau, maintenant c'est moi qui pilote. Qu'ils aillent tous se faire foutre avec leurs prophéties, J'ai traversé le néant sans leur demander la vie. Le démon voulait ma chute, attendait ma défaite, J'lui ai servi son silence dans une putain d'assiette. (Ooooooh… niqué vos mère...) Plu d'chaînes… plu d'haine qui m'entraîne… C'EST MOI QUI DÉCIDE ! J'ai l'esprit sous pression, la diction d'un grand présage, J'ai disséqué mes démons, découvert leur vrai visage. Des lâches maquillés en monstres, des mito déguisés, Leurs pouvoirs tenaient debout tant qu'j'les laissais m'écraser. J'ai coupé les fils du doute, fracassé les faux miroirs, J'ai pissé sur leurs couronnes, repris possession du noir. Chaque insulte est une brique, chaque épreuve une fondation, J'ai bâti mon royaume sur les ruines de mes prisons. J'avance droit, regard froid, cœur blindé, J'ai plus besoin d'me détruire pour prouver qu'j'suis vivant. J'ai gagné contre moi, c'est la guerre la plus sale, Mes démons font les morts quand ma voix devient brutale. J'suis revenu des abysses avec la foudre dans la gorge, J'ai les crocs de mes erreurs, mais c'est plus elles qui me forgent. J'ai enterré le passé, gravé mon nom dans la pierre, J'ai fait taire les enfoirés qui m'disaient que j'étais rien sur Terre. J'ai pas d'auréole au crâne, j'ai pas d'âme immaculée, J'ai mes torts, mes remords, mes vieux démons crucifiés. J'suis pas devenu un dieu, j'ai juste repris ma place, Et si l'enfer me rappelle, j'lui raccroche à la face ! J'emmerde la voix qui m'insulte, celle qui m'dit que j'suis faible, J'ai traversé ses flammes, maintenant c'est elle qui tremble. J'ai vaincu sans miracle, sans couronne et sans pardon, Le silence est mon trophée, ma victoire est mon nom ! FERMEZ VOS GUEULES ! J'ai repris le contrôle ! J'ai bouffé mes douleurs, j'ai recraché le poison ! J'ai enterré mes démons, j'ai piétiné leurs trônes, J'ai du feu dans les artères , PLUS PERSONNE ME CONTRÔLE ! FERMEZ VOS GUEULES ! J'ai plus peur du noir ! J'ai fait taire les voix qui m'bouffaient chaque soir ! J'leur ai craché ma haine, j'ai repris mon territoire ! J'suis sorti d'leur enfer… ET J'Y RETOURNERAI PAS ! (Ooooooh… aaaaaah…) Le silence… c'est ma putain de victoire. (Fermez vos gueules.) plus jamais.


