ouais, écoute les sifflements de la folie, mec… dans ma tête c’est la guerre et y a pas d'trêve. bienvenue dans mon enfer personnel (han). écoute bien la vérité brute (ouais). j'ne sais pas ce que j'suis, celui que j'suis devenue, c'est le chaos dans ma tête. j'vois des scènes d'horreur sanglantes où mes tripes sortent de mon bide, où ma chair est lacérée (ouais). j'vois des bouts d'moi tomber (merde), des idées d'vouloir tout faire flamber (tout cramer). un chaos total dans un cauchemar chaotique. rien n'a d'sens, tout s'écroule en une fraction de seconde (han). des éclats d'moi-même éparpillés sur le bitume (grrr), l'esprit fracassé par la violence de l'amertume (sale). j'perds le contrôle, le démon prend les commandes de la cabine, une descente aux enfers accélérée par l'adrénaline (ouais). tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (ouais) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (taries) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (han) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (se taisent) tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (grrr) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (ouais) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (rrah) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (se taisent) j'revois des frères tuer, des ex qui ont trompé (han), des innocents tomber, un monde imparfait (sale). du monde heureux alors que tout est faux (faux), des sourires de façade masquant des rictus de bourreaux (grrr). j'ai vu le sang couler pour des histoires de territoire et d'bif (bif), j'ai vu l'amitié crever sur l'autel du vice destructif (destructif). la trahison a l'goût du fer et l'odeur d'la poudre (ouais), ici-bas pas d'pitié quand l'ciel s'apprête à foudre (rrah). ce n'est que destruction et vice viscéral, décadence et déchéance. un monde où l'amour n'veut plus rien dire, juste baiser et jeté, aucun sentiment (aucun), des cœurs en plastique dans des corps en silicone (ouais). tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (han) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (taries) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (ouais) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (rrah) tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (sale) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (han) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (grrr) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (se taisent) l'argent sale blanchit les consciences les plus noires (noires), on vend son âme pour briller un instant dans l'noir (bizarre). j'vois des mômes de douze pige qui manipulent des calibres (calibres), prisonniers du système, ils s'imaginent être libres (libres). la rue t'enseigne la haine mais jamais le pardon (pardon), on s'entretue entre frères pour des miettes de charbon (sale). les larmes de nos mères pourraient éteindre le soleil (soleil), mais ici-bas la violence a l'goût du vermeil (grrr). une réalité tordue où la vertu s'est éteinte, on marche dans la pénombre, les mains couverte d'empreintes. plus aucun repère, que du poison dans les artères, si la terre est leur paradis, qu'ils me laissent ma misère. on court après des ombres dans un labyrinthe sans fin, guidés par la rancœur, la jalousie et la faim. ils parlent de valeurs mais s'agenouillent devant l'or, ils s'embrassent le jour, la nuit se souhaitent la mort. moi j'ai ouvert les yeux sur la laideur du tableau, leurs masques se fissurent, leur navire prend l'eau. j'préfère la clarté d'un incendie destructeur que leur fausse lumière qui t'empoisonne le cœur. tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (ouais) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (taries) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (han) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (se taisent) tout est faux, tout est sombre dans c'monde maudit ! (grrr) les cœurs sont d'pierre et les âmes sont taries ! (ouais) si c'est ça le beau monde, moi j'préfère l'enfer ! (rrah) où la vérité brûle et les hypocrites s'taisent, frère ! (se taisent) alors si c'est c'monde qu'on dit qu'il est beau, moi j'préfère te dire, ça ressemble beaucoup aux enfers, frère. ouais, retiens bien mes mots, c'est réel (c'est réel). pas d'mensonges, pas d'faux-semblants ici (nan). juste le bruit des sifflements et la noirceur de mon âme (ouais). c'est la fin du voyage. bienvenue chez moi, frère (han).


