Song Cover Image

Gamin Paumé

V6

J’ai relu tes mots dans le silence de la nuit Et j’te jure, quelque chose en moi s’est détruit Comme si pour une fois, quelqu’un voyait mes fautes T’as touché des endroits que je montre à personne Des morceaux de moi que mes silences emprisonnent Et putain… tu m’as fait chialer comme un gamin paumé Mais pour une fois, j’avais pas honte de pleurer [« Ooooooh… »] J’ai pris sur moi jusqu’à finir par m’oublier J’ai fait le fort quand tout en moi voulait crier J’ai souri quand ça brûlait, dit « ça va » quand ça saignait Fermé toutes les portes avant qu’on puisse entrer J’ai connu les promesses mortes au petit matin Les « je serai là » devenus « prends soin de toi demain » Alors quand tu me dis que tu resteras dans mes tempêtes J’ai du mal à croire aux mots qu’on me répète Mais tes phrases ont traversé mes murailles de béton Réveillé l’enfant caché derrière mes protections Tu m’as parlé sans jugement, sans vouloir me réparer Juste en me disant : « t’as le droit d’exister » J’ai pleuré, j’ai laissé tomber l’armure Parce que tes mots ont trouvé la serrure Tu m’as fait chialer comme un gamin paumé Mes blessures ont enfin le droit de parler J’avais barricadé mon cœur, tout verrouillé Et toi t’es arrivée sans jamais forcer Si tu me tends la main, j’vais pas la repousser Même si j’ai peur encore de tout voir s’écrouler J’ai pas besoin d’un miracle, juste de quelque chose de vrai Alors reste près de moi… j’vais apprendre à aimer [« Ooooh… oh-oh-oh… »] J’ai mes fantômes, mes nuits blanches, mes souvenirs Des morceaux du passé qui reviennent sans prévenir Peur de m’attacher, peur de donner mon cœur Peur que demain transforme l’amour en douleur Parfois je prends la fuite avant même la défaite Je cache mes émotions derrière des phrases imparfaites Mais toi t’as pas couru devant mes faiblesses T’as compris mes silences, respecté mes détresses Tu m’as dit « prends ton temps », alors j’vais prendre le mien Pour une fois j’ai pas envie de faire semblant J’veux construire quelque chose qui survive aux saisons Pas parfait, juste du vrai dedans Si demain je doute, rappelle-moi simplement Que les cœurs cabossés peuvent aimer autrement Et si je tombe, je te promets que j’me relèverai Parce que tes mots m’ont donné la force d’essayer Alors regarde-moi maintenant J’ai les yeux rouges, mais je souris pourtant J’ai compris quelque chose au milieu de mes larmes On peut enfin déposer les armes [« Aaaah… »] J’ai pas besoin de courir Si tu avances doucement J’avancerai doucement Tu m’as fait chialer comme un gamin paumé Mes blessures ont enfin le droit de parler J’avais barricadé mon cœur, tout verrouillé Et toi t’es arrivée sans jamais forcer Si tu me tends la main, j’vais pas la repousser Même si j’ai peur encore de tout voir s’écrouler J’ai pas besoin d’un miracle, juste de quelque chose de vrai Alors reste près de moi… j’vais apprendre à aimer Et maintenant c’est moi qui veux te dire quelque chose Derrière chaque sourire, y’a des blessures qu’on n’ose T’as marché dans mes ruines sans vouloir me réparer En me laissant le temps de choisir où avancer Tu pensais m’offrir quelques lignes sur du papier Mais t’as ouvert une porte que j’avais condamnée T’as réveillé des émotions enterrées profond Et j’te réponds avec mon cœur, pas avec des mots bidons J’te promets pas de ne jamais connaître la peur Je te promets juste de pas disparaître au premier malheur Je te promets mes défauts, mes silences et mes colères Mais aussi mes bras quand tu voudras traverser tes hivers Si tu veux reconstruire, je ramènerai les briques Un pas après l’autre, sans pression, sans scénario Pas besoin d’être parfaits pour être beaux J’ai juste envie d’avancer avec toi Et si un jour tu doutes de ta place dans ma vie Repense à cette nuit où tes mots m’ont fait pleurer sans bruit Un mec qui pleure après avoir lu tes mots C’est peut-être un mec qui lâche son fardeau Alors reste… Pas pour me sauver, pas pour me réparer Juste parce que t’en as envie Et moi je resterai Pas parce que j’ai peur d’être seul Mais parce qu’avec toi J’ai enfin envie d’être moi [« Ooooooh… Aaaaaah… »] Tu m’as fait chialer comme un gamin paumé Et j’te remercierai jamais assez de m’avoir fait pleurer Parce qu’au fond de mes larmes, j’ai retrouvé quelque chose Un cœur encore vivant sous mes défenses closes Si tu me tends la main, cette fois j’vais la garder Même si j’ai peur encore, j’vais pas me dérober J’ai pas promis d’être un héros Mais depuis que t’as écrit ça… j’ai moins peur de mes démons [« Ooooooh… moins peur de mes démons… »] J’ai relu tes mots une dernière fois… Et cette fois j’ai pas pleuré de tristesse. J’ai pleuré parce que quelqu’un venait enfin de comprendre. Alors merci. Cette fois, moi non plus je bouge pas.