Ouh ouh ouh… Aaah… lala la la… J'suis en feu… J'ai volé le feu des dieux, maintenant mon âme en paie le prix… J'suis en feu, j'avais pas capté tout c'bordel dans ma tête, Un foutoir complet, des pensées qui cognent et qui m'esquintent. J'trouve la mort fascinante, j'trouve la vie dégueulasse, La faucheuse te prend, elle te trahit pas, elle reste à sa place. Quand la vie t'fait des coups d'pute et t'rend malade, T'es l'esclave de ton existence, tu souris mais t'es en rade. La fin donne une sentence, rien de plus, rien de moins, Quand t'as perdu tous les tiens, tu sais plus pourquoi t'es là demain. Le monde va m'trouver chelou, penser qu'j'ai un problème, Mais j'ai trop côtoyé la douleur pour parler sans la connaître moi-même. J'dis pas qu'la mort est la seule solution, Mais faut comprendre les blessures derrière les mots et les émotions. Ouh ouh ouh… qui soigne les âmes ? Aaah… quand y a plus personne pour éteindre les flammes… Lala la la… j'ai froid sous le soleil, J'attends qu'une voix me dise que demain sera meilleur… L'enfer est déjà sur terre, frère, j'ai plus besoin d'le voir, J'ai perdu trop de lumière à force de parler au noir. Quand t'as plus rien qui t'accroche, tu t'accroches à quoi ? J'avance avec mes blessures, même quand j'y crois pas. Ouh ouh ouh… j'ai le cœur sous les décombres, Aaah aaah… j'fais la guerre à mes ombres. Si le destin m'a gardé une étoile dans la nuit, J'la suivrai jusqu'au bout, même si j'sais pas où j'suis. J'aurais préféré jamais être né, jamais voir tout ça, Voir la maladie prendre ceux que j'aime, j'm'y fais toujours pas. Tu vois tout c'que t'aimes partir un par un devant tes yeux, Tu voudrais prendre leur douleur, mais t'as pas ce pouvoir, même en priant Dieu. Le passé répond présent chaque nuit dans ma mémoire, J'revis les mêmes scènes, les mêmes absences, les mêmes histoires. C'est cru, c'est réel, j'prends aucun plaisir à l'dire, Comment garder l'espoir quand t'as plus la force de sourire ? Et puis aujourd'hui, y a cette petite lumière qui revient, Un sourire qui m'fait croire qu'y a quelque chose au bout du chemin. Elle est belle et douce, comme un Pokémon qu'on voudrait serrer, Intelligente, charmante, comme personne dans ma vie passée. J'prie jamais, mais pour elle j'ai levé les yeux vers le ciel, À genoux devant sainte Marie, j'ai confié mon vœu à l'éternel. Aaah… lala la la… J'ai peur d'espérer, peur de tout voir s'envoler… Ouh ouh ouh… j'veux pas lui faire porter Le poids de toutes ces années que j'ai jamais su réparer… J'ai pas l'droit d'poser mon monde entier sur ses épaules, Mais si l'amour rallumait la lumière au fond du tunnel ? L'enfer est déjà sur terre, frère, j'ai plus besoin d'le voir, J'ai perdu trop de lumière à force de parler au noir. Quand t'as plus rien qui t'accroche, tu t'accroches à quoi ? J'avance avec mes blessures, même quand j'y crois pas. Ouh ouh ouh… j'ai le cœur sous les décombres, Aaah aaah… j'fais la guerre à mes ombres. Si le destin m'a gardé une étoile dans la nuit, J'la suivrai jusqu'au bout, même si j'sais pas où j'suis. Alors voilà, j'avance et je laisse le destin faire son chemin, J'ai trop vécu dans hier pour laisser demain entre ses mains. J'veux pas lui promettre la lune, ni mentir sur mes blessures, Juste lui montrer qui j'suis, même quand mon âme prend des fissures. J'veux pas remettre mon espoir sur ses épaules, c'est vrai, Mais j'peux pas nier qu'sa présence a changé quelque chose en moi, en secret. J'suis pas guéri, j'suis pas un héros, j'ai toujours mes cicatrices, Mais j'veux plus laisser mes douleurs décider de tous mes sacrifices. Si la vie m'a tout repris, peut-être qu'elle a gardé une page, Où j'peux écrire autre chose que la colère et les naufrages. J'ai pas toutes les réponses, j'ai juste un peu d'espoir, Une prière dans la poitrine, une étoile au fond du noir. Ouh ouh ouh… Aaah… lala la la… À genoux devant sainte Marie… J't'en prie, laisse cet ange entrer dans ma vie… Même au fond du noir, y a parfois une lumière… Même quand t'as perdu l'espoir… Tu peux retrouver la terre… Ouh ouh ouh… J'avance… J'avance, frère…


