
Je suis en apnée, le manque c'est une pression artérielle qui grimpe, J'analyse la perte en millisecondes, ma latence neuronale est naze. La pièce est froide, y a plus d'écho, juste le poids de ce qui reste, J'ai déconnecté les capteurs pour éviter de penser à tes gestes. C'est pas de la comédie, c'est de l'entropie, tout se désagrège, Posé dans ma chambre, j'encaisse le choc comme la nuit sur la neige. J'ai le seum qui s'infiltre dans le sang, l'ambiance devient lourde, Et ma voix s'éteint tout doucement quand la peine me rend sourd. C'est une symphonie de larmes qui résonne en moi, Je cherche ton ombre quand le ciel s'effondre sans toi ! Le temps s'est arrêté, la nuit me déchire, Dans l'écho du silence, je t'écoute m'anéantir... (Eh-yeah-yeah... Oh-oh-oh...) Synesthésie des peines, je ressens l'onde de choc dans le torse, Ton départ a brisé l'équilibre, il m'a privé de ma force. Des fragments d'images repassent en boucle dans l'hippocampe, L'obscurité s'agrandit, vacille la lumière de la lampe. Sous tension permanente, la douleur se déploie sans fin, Chaque rime est une balafre, l'empreinte de ton destin. On voulait faire du lové, construire un truc solide et grand, Il me reste que la poussière et ce vide étouffant. C'est une symphonie de larmes qui résonne en moi, Je cherche ton ombre quand le ciel s'effondre sans toi ! Le temps s'est arrêté, la nuit me déchire, Dans l'écho du silence, je t'écoute m'anéantir... (Eh-yeah-yeah... Oh-oh-oh...) Rupture de signal... le noir s'est installé d'un coup. Dissonance cognitive, je comprends plus rien du tout. Reviens-moi... ou efface-moi... (Ouh-ouh-oh-ah...) L'onde de choc traverse le système sans laisser de marge, Une surcharge émotionnelle que mon esprit ne tolère pas en charge. La mélancolie se densifie, c'est une réaction chimique, Qui transforme mon amertume en une plainte systématique. J'observe l'ombre de nos rires s'évaporer dans la brume, Sous la pression du vide, c'est mon âme qui se consume. Le reuf me dit de tourner la page mais le livre est calciné, Sur ce rythme pesant, je reste là, complètement fêlé. Trajectoire brisée, le bilan est posé sur la table, Cœur en nécrose émotionnelle, dégât irréparable. Je navigue dans la brume, pris dans une ivresse thermique, Chaque souvenir est un choc, un coup d'assommoir physique. J'écris sur les ruines d'une promesse complètement oubliée, L'équation de nos vies s'est soudain simplifiée : Tu es partie vers la lumière me laissant dans l'abîme, Et le son s'éteint doucement sous le poids de mes rimes. Si le destin s'efface... dites-moi ce qui reste de nous ? Des larmes sur la glace... un amour tombé à genoux... (Ah-ah-ah... Yea-ah...) C'est une symphonie de larmes qui résonne en moi, Je cherche ton ombre quand le ciel s'effondre sans toi ! Le temps s'est arrêté, la nuit me déchire, Dans l'écho du silence, je t'écoute m'anéantir...

