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La Plume est Morte

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V6

(Yeah...) C’est la fin d’un beau chapitre... Le temps est venu de disparaître du décor. Le monde est trop cruel. La plume est morte. L’encre est renversée. Dans ma tête... plus rien ne tourne. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? (Pourquoi ?) Pourquoi les mêmes blessures reviennent chaque fois ? J’ai cru aux promesses, j’ai cru aux voix, J’ai donné mon cœur, ils m’ont laissé sans foi. Le mot d’encre vient de se renverser, La plume vient de cramer, impossible de la rallumer. L’esprit a sombré, les idées sont noires, J’ai cherché de l’espoir, j’ai trouvé du brouillard. (Putain...) Le moteur est trop vieux, trop chargé, trop serré, Il tousse, il tremble, il veut plus démarrer. Tout est niqué, tout est déjà cassé, J’y ai cru... putain, j’y ai cru... Et j’me suis fait baiser. J’ai compté les bons moments comme on compte les secondes, Avant de voir le décor s’effondrer sur le monde. J’avais des projets plein la tête, des raisons d’avancer, Maintenant même mes souvenirs viennent me faire chier. J’ai donné sans calculer, sans prévoir la facture, J’ai découvert qu’les promesses peuvent cacher des fissures. J’ai serré les dents tellement longtemps que j’ai mal, À force de faire semblant, même le silence devient brutal. (Ouais...) Le mot d’encre a coulé sur les pages, La plume a pris feu, les phrases sont carbonisées. Chaque ligne ressemble à quelque chose de brisé, J’ai plus d’idées claires, seulement des images sombres. Des pensées qui font du bruit quand la pièce devient sombre. Plus de discours. Plus de promesses. Plus de « demain ça ira mieux ». (Nan...) J’ai plus la force d’y croire. Même l’espoir sonne faux quand t’as trop entendu le même mensonge. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? (Pourquoi ?) Pourquoi les mêmes blessures reviennent chaque fois ? J’ai cru aux promesses, j’ai cru aux voix, J’ai donné mon cœur, ils m’ont laissé sans foi. Le mot d’encre vient de se renverser, La plume vient de cramer, impossible de la rallumer. L’esprit a sombré, les idées sont noires, J’ai cherché de l’espoir, j’ai trouvé du brouillard. (Putain...) Le moteur est trop vieux, trop chargé, trop serré, Il tousse, il tremble, il veut plus démarrer. Tout est niqué, tout est déjà cassé, J’y ai cru... putain, j’y ai cru... Et j’me suis fait baiser. J’ai vu les sourires changer quand les intérêts disparaissent, Les « je serai toujours là » devenir des phrases qui blessent. J’ai appris qu’on peut perdre sans même avoir joué, Et qu’le pire des échecs, c’est d’avoir vraiment espéré. J’ai mis mes tripes dans des projets qui n’ont jamais vu l’aube, Mes rêves se sont noyés dans des histoires qui s’effondrent. J’ai voulu comprendre, mais y’avait rien à comprendre, Certaines portes se ferment sans même prendre le temps d’attendre. (Ferme la porte...) Même ma colère fatigue, même ma haine s’essouffle, Y’a plus rien à brûler quand même la flamme s’étouffe. J’me reconnais plus dans le miroir depuis quelque temps, J’ai l’impression d’être spectateur de mon propre effondrement. Et si quelqu’un demande : « Ça va ? », j’réponds machinalement, Parce qu’expliquer tout le bordel demanderait trop de temps. Le moteur fait un bruit bizarre... (Tac... tac... tac...) Puis plus rien. Plus d’huile. Plus d’essence. Même la panne a fini par se taire. Putain, j’y ai cru. C’est peut-être ça le pire dans l’histoire, Pas d’avoir perdu, mais d’avoir pensé pouvoir y croire. J’ai cru que certaines choses pouvaient durer, Que certaines personnes pouvaient rester. Mais tout finit par prendre la flotte, Même les plus beaux souvenirs deviennent des photos mortes. J’ai voulu écrire la suite, j’avais plus de vocabulaire, Seulement des mots trop lourds et des phrases trop amères. La feuille est devant moi, mais j’ai plus rien à poser, L’encre a quitté le stylo, le stylo s’est asséché. L’esprit a sombré, les idées sont noires, Le monde continue dehors comme si rien ne s’était passé. Pendant que tout ce que j’étais finit de s’effacer. (Ouais...) Toute est niqué. J’me suis bien fait baiser. J’ai cru que c’était différent... Mais j’ai encore payé. Encore baisé. Encore déçu. Même la rage a plus envie de crier. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? (...) Pourquoi les mêmes blessures reviennent chaque fois ? J’ai cru aux promesses, j’ai cru aux voix, J’ai donné mon cœur... ils m’ont laissé sans foi. Le mot d’encre vient de se renverser, La plume vient de cramer, impossible de la rallumer. L’esprit a sombré, les idées sont noires, J’ai cherché de l’espoir... j’ai trouvé du brouillard. Le moteur est trop vieux, trop chargé, trop serré, Il tousse une dernière fois... puis refuse de démarrer. Tout est niqué. Tout est cassé. J’y ai cru. Putain... j’y ai cru. (J’y ai cru...) Et j’me suis fait baiser. C’est la fin d’un beau chapitre. Pas de morale. Pas de miracle. Juste une page blanche... Une plume morte... Et un moteur qui ne répond plus. ...plus rien.