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D'où l'on vient T79

V6

(Dans l'ombre…) ( T 7.9…) (La nuit qui brûle…) (On revient d'là…) On vient pas du même endroit, mais on vient du même enfer Décor glacé sous l'orage, les cœurs sous les pierres en fer J’ai connu la galère obscure, les plaies que le temps n'essuie pas Les nuits sans fin où l'gouffre te broie et n'te gracie pas Une fissure sous la poitrine, un vide immense qui t’assassine Le venin coule sous les veines, la peur monte et te fascine Insomnie lourde, le plafond te fixe et te rend marteau L’ombre s’étale sur tes yeux, le silence est un gros marteau T’as qu’une idée dans la tête quand l’angoisse monte en rafales Taper un rail sous la peur pour calmer l’animal qui cavale C'est la bête qui réclame sa dose, un poison qui t'consume Pendant qu'l'esprit s'éteint et s'perd dans l'amertume (TOUT AU FOND !) C’est la voix d'la nuit qui nous rappelle d’où l’on vient (D'OÙ L'ON VIENT !) Entre les ombres du passé et les décombres d'nos liens (PLU D'LIENS !) T 7.9, fréro, seul le feu sait s'qu'on endure (C'EST TROP DUR !) On écrit dans la pénombre pour fissurer le mur le plu dur ! Seuls ceux qu’ont frôlé s'gouffre comprennent la profondeur du trou L’envie de tout envoyer chier quand le destin t'rend l'coup Quand plus rien n’a d'sens et qu'la gorge est trop serrée Quand tu comptes les cicatrices sur la peau trop déchirée T 7.9, tu vois l’envers du décor, le mal sous les cils Cette douleur muette qui t'plie et t'rend agressif Au plu bas de l’abîme, là où les âmes se font broyer Où les promesses s'évaporent et les regards vont s'noyer Aujourd’hui, tu craches tes lignes pour conjurer tous tes démons Moi j’enccre le pavé froid pour graver tous nos prénoms C’est pas du cinéma, fréro, c'est l'histoire de nos fêlures Des lignes tracées au couteau sur le goudron et les armures (L'espoir s'effiloche…) (Il tient à un fil…) (Tu l'sens fréro ?) (Ça tient à rien…) Quand l’espoir tient au bout des doigts, la prise est tellement fragile Un coup d'vent, un faux pas, et tout s’écroule sur d'l'argile Mais on reste debout dans l'noir, le sang chaud sur le ciment Chaque mesure est un cri, un impact, un châtiment (TOUT AU FOND !) C’est la voix de l'nuit qui nous rappelle d’où l’on vient (D'OÙ L'ON VIENT !) Entre les ombres du passé et les décombres de nos liens (PLU D'LIENS !) T 7.9, fréro, seul le feu sait ce qu'on endure (C'EST TROP DUR !) On écrit dans la pénombre pour fissurer le mur le plus dur ! On purge l’addiction par les sons, les rimes d'acier Transformer la poudre et les larmes en mots à gracier Chaque note est un exutoire, une thérapie sans toubib On recoud l'cœur usé même si l'passé nous imbibe Tu connais l'poids d'la nuit quand la pièce devient trop étroite Quand la raison s’écarte et qu'la folie s'fait adroite Prendre la plume comme une lame pour découper s'fichu mal Le cracher sur la fréquence pour le rendre enfin banal Mais la cicatrice reste là, sous la surface elle t'rappelle Qu'on a rampé dans la boue avant d'viser la belle étincelle C'est l'rap des écorchés, des âmes perdues dans l'désert Ceux qui transforment la faim en un rugissement d'fer (On exorcise…) (Laisse couler l'encre…) (Le mal s'en va…) ( T 7.9…) On oublie pas la galère, elle nous a forgés dans l'ombre Même si l'fil est tendu, on marchera sur les décombres L'espoir est mince mais c'est le nôtre, gravé dans l'ADN On transforme la souffrance en une force qui nous ramène (TOUT AU FOND !) C’est la voix d'la nuit qui nous rappelle d’où l’on vient (D'OÙ L'ON VIENT !) Entre les ombres du passé et les décombres de nos liens (PLU D'LIENS !) T 7.9, fréro, seul le feu sait s'qu'on endure (C'EST TROP DUR !) On écrit dans la pénombre pour fissurer le mur le plus dur ! Maintenant les micros s’allument, le passé s'éteint un peu On a troqué les insomnies contre la fureur de s'feu T 7.9 dans les haut-parleurs, le message est bien passé On oublie rien du chemin, même si le goudron est cassé L’histoire continue d’s’écrire avec l’encre de la survie Pour tous les frères coincés là où la nuit te poursuit Gardons la tête hors de l’eau même quand la houle est déchaînée On brisera le chagrin et toutes nos lourdes chaînes liées On vient d'l'enfer, c'est vrai, mais on y retournera plus jamais Chaque rime est une victoire sur le passé qu'on acclamait Rien n'est fragile quand la hargne prend le dessus sur le vide On avance ensemble, les yeux fixés sur le barde liquide (C'est fragile fréro…) (Mais ça tient…) ( T 7.9…) (On raconte l'histoire…)