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À couvert

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V6

yeah… (skrrt !) j’ai donné mon cœur, elle voulait mon âme. maintenant le coffre est fermé. (hey !) toujours à couvert… (rrah !) pourquoi j’ouvre mon cœur si j’connais déjà la fin ? j’ai cru dans ses promesses, j’ai fini seul au matin. j’ai donné sans compter, récolté des cicatrices, maintenant j’compte mes sentiments comme mes bénéfices. un jour c’est juste une amie, le lendemain j’en deviens dingue, un sourire, un regard, et mon cœur part en vrille. les sentiments débarquent sans demander permission, et moi j’déteste perdre le contrôle de mes émotions. tu donnes la main, elle veut ton bras puis tout le reste, tu montres une faille, elle découvre où ça te blesse. j’ai blindé mon cœur, verrouillé chaque accès, j’suis devenu méfiant là où j’étais généreux. (rrah !) j’ai laissé des morceaux dans chacune de mes histoires, maintenant même quand j’aime, j’prépare déjà le départ. tu crois voir mon âme, tu regardes la vitrine, le vrai moi reste caché derrière mes défenses. (shhh…) j’ouvre plus mon cœur, j’ai fermé les volets, tu crois connaître l’homme, tu connais juste le reflet. j’ai donné mon âme, elle l’a mise aux enchères, maintenant j’aime en silence, un œil sur l’arrière. à couvert ! (hey !) à couvert ! (rrah !) j’fais confiance à personne quand une femme entre dans ma vie. à couvert ! (skrrt !) à couvert ! j’ai le cœur sous blindage, les sentiments sous verrou. (boom !) j’suis froid, insensible, calculateur dans leurs récits, mais personne n’a vu mes nuits quand j’me suis reconstruit. elles voient la carapace, jamais les impacts, elles voient l’homme debout, jamais les dégâts. j’ai aimé certaines femmes comme si c’était la dernière, j’ai donné ma confiance, elles ont laissé des poussières. j’préfère quelques vraies âmes à des promesses en série, car quand l’amour devient poison, même le paradis s’enfuit. la famille dit : « t’as changé », j’réponds : « j’ai compris », j’ai retiré les masques autour de ma vie. j’ai compris que confiance ne veut pas dire naïveté, même quand j’ouvre mon cœur, j’garde une porte blindée. j’laisse apparaître exactement ce que tu veux voir, mais derrière mon sourire, j’ai renforcé le mirador. j’ai payé lucifer, maintenant j’connais le tarif, j’ai enterré mes illusions loin des regards furtifs. (what !) (rrah !) tu veux savoir qui je suis ? regarde mes absences, tout ce que j’ai pas dit raconte mes souffrances. j’ai moins peur d’être seul que d’aimer la mauvaise, car une femme peut te sauver ou devenir ta faiblesse. (fact !) j’ouvre plus mon cœur, j’ai fermé les volets, tu crois connaître l’homme, tu connais juste le reflet. j’ai donné mon âme, elle l’a mise aux enchères, maintenant j’aime en silence, un œil sur l’arrière. à couvert ! (hey !) à couvert ! (rrah !) j’fais confiance à personne quand une femme entre dans ma vie. à couvert ! (skrrt !) à couvert ! j’ai le cœur sous blindage, les sentiments sous verrou. (boom !) on m’a dit : « t’es dur », j’ai répondu : « normal », j’ai appris à viser juste après des années de rafales. j’ai plus besoin d’expliquer pourquoi j’garde mes distances, chaque cicatrice possède sa propre jurisprudence. j’ai aimé comme un fou, j’ai payé comme un roi, maintenant j’calcule chaque pas avant d’accorder ma foi. si j’te laisse entrer, comprends la valeur du geste, chez moi l’accès vaut plus cher que tout le reste. j’ai connu l’attachement qui devient dépendance, les « je t’aime » magnifiques transformés en sentence. alors j’ai repris les commandes, récupéré le volant, même avec le cœur lourd, j’avance droit devant. j’suis pas vide, j’suis rempli de choses que j’exprime pas, j’ai juste appris qu’certaines blessures ne s’expliquent pas. si demain j’aime encore, ce sera les yeux ouverts, pas question d’me jeter vivant dans le même enfer. j’ai pas perdu mon cœur, j’ai changé sa serrure, j’ai pas perdu l’amour, j’ai renforcé mon armure. et si une femme l’atteint malgré toutes mes défenses, faudra qu’elle sache porter le poids de ma confiance. (rrah !) (skrrt !) j’ouvre plus mon cœur, j’ai fermé les volets, tu crois connaître l’homme, tu connais juste le reflet. j’ai donné mon âme, elle l’a mise aux enchères, maintenant j’aime en silence, un œil sur l’arrière. à couvert ! (hey !) à couvert ! j’ai survécu aux flammes, traversé tout l’hiver. à couvert ! (rrah !) à couvert ! j’ai le cœur sous blindage mais j’suis toujours debout, frère. à couvert ! (boom !) même quand j’aime… à couvert ! (skrrt !) même quand j’pardonne… à couvert ! j’ai pas perdu mon cœur… j’ai juste peur de le redonner. (yeah… rrah…)