[INTRO] J’ai ouvert les yeux… Et putain, j’aurais préféré rêver. J’croyais connaître l’enfer, Mais j’avais pas encore vu leurs vrais visages. [COUPLET 1] J’pensais déjà qu’l’être humain avait l’vice dans les veines, Mais j’avais sous-estimé la profondeur de leur haine. Des sourires bien repassés, des discours remplis d’prières, Mais derrière leurs putains d’masques, y’avait l’vide et la poussière. Ils parlent d’amour quand ça sert leur intérêt, Tendent la main pour mieux compter c’qu’ils pourront récupérer. J’ai vu des saints autoproclamés cracher sur les faibles, Des faux prophètes vendre leur âme pour une place à la table. J’ai cherché quelques âmes encore capables d’être vraies, Mais chaque porte ouverte m’a montré c’que j’voulais pas trouver. Alors j’ai fermé mon cœur, blindé chaque sentiment, J’suis devenu mon propre refuge au milieu des serpents. [PRÉ-REFRAIN] Puis le hasard a frappé sans prévenir, Deux regards qui disent tout sans avoir besoin d’parler. Même cicatrices, même envie d’ne plus mentir, Comme deux survivants qu’la vie aurait décidé d’rapprocher. [REFRAIN] J’pensais qu’le monde était noir, elle m’a montré l’étincelle, J’avais enterré mon âme, elle est venue réveiller celle-ci. Faux prophètes, faux sourires, allez tous vous faire foutre, J’ai payé toutes mes dettes, maintenant j’reviens mettre le feu ! Elle et moi, même vision, même rage dans les veines, Deux âmes cabossées qui se comprennent sans peine. Si le destin m’a dit : “Frérot, t’as assez morflé”, Alors j’prends ma récompense, j’ai trop longtemps saigné. [COUPLET 2] Elle est à part, pas besoin d’jouer leur comédie, Pas besoin d’faire la sainte pour cacher ses saloperies. Elle connaît mes silences, mes colères, mes démons, J’connais ses cicatrices sans même poser les questions. Même vision du monde, même dégoût des apparences, Même envie d’arracher leurs masques avec violence. Mais dans son regard, y’a quelque chose que j’avais perdu, Une lumière tellement forte que même mon noir n’a pas tenu. J’étais devenu froid, presque mort à l’intérieur, À force de prendre des coups, j’avais enterré mon cœur. Elle n’a pas réparé mes blessures, elle m’a appris à vivre avec, Et depuis qu’elle est là, j’me relève après chaque impact. [PONT] Peut-être que le hasard n’existe pas vraiment, Peut-être que nos douleurs nous ont guidés lentement. J’ai cru que le ciel m’avait complètement oublié, Puis il m’a envoyé quelqu’un qui savait exactement ce que j’étais. [REFRAIN] J’pensais qu’le monde était noir, elle m’a montré l’étincelle, J’avais enterré mon âme, elle est venue réveiller celle-ci. Faux prophètes, faux sourires, allez tous vous faire foutre, J’ai payé toutes mes dettes, maintenant j’reviens mettre le feu ! Elle et moi, même vision, même rage dans les veines, Deux âmes cabossées qui se comprennent sans peine. Si le destin m’a dit : “Frérot, t’as assez morflé”, Alors j’prends ma récompense, j’ai trop longtemps saigné. [COUPLET 3] J’ai été trahi, piétiné, laissé crever dans mes doutes, J’ai serré les dents quand tout s’écroulait sur ma route. Chaque blessure a gravé son putain de témoignage, Aujourd’hui j’porte mes cicatrices comme des médailles de rage. J’ai plus besoin d’leur validation, ni d’leurs bénédictions, Qu’ils gardent leurs belles paroles et leurs fausses convictions. J’ai vu leurs vrais visages, j’ai compris leur petit jeu, Ils pensent qu’à leur gueule, puis s’proclament généreux. Moi j’ai connu le fond, maintenant j’vise les sommets, Et si j’dois traverser l’feu, j’vais marcher dedans sans trembler. Elle rallume les braises que j’croyais définitivement mortes, Et chaque battement d’mon cœur fait trembler toutes leurs portes. [PONT FINAL] Frère, t’as assez subi… T’as payé ta dette. Relève-toi. Regarde c’que la vie vient de mettre devant toi. T’avais demandé personne. Elle est arrivée quand même. [DERNIER REFRAIN] J’pensais qu’le monde était noir, elle m’a montré l’étincelle, J’étais devenu fantôme, elle m’a rendu réel. Faux prophètes, faux sourires, gardez vos putains d’leçons, J’ai survécu à vos ténèbres, maintenant j’écris ma renaissance ! Elle et moi, même vision, même rage dans les veines, Deux âmes qui se reconnaissent après des années de peine. Si le destin m’a dit : “Frérot, voilà c’que t’as mérité”, Alors j’regarde vers elle… et j’comprends pourquoi j’ai tenu. [OUTRO] J’pensais avoir perdu la lumière. En fait… elle était juste en retard. Maintenant, j’suis debout. Et cette fois, j’compte bien rester là.


