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Juste 2 minutes

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V6

(Oooh... oooh...) Yeah... J'voulais fermé les portes, j'pensais qu'y avait plus d'ciel... (Aaah... aaah...) Puis t'es arrivée... J'ai vécu derrière des murs, architecture carcérale, Le cœur sous scellés, les sentiments sous procédure pénale, J'avais rayé l'horizon d'mes cartes mentales, Convaincu qu'les lendemains seraient conformes au mal. J'parlais peu, j'observais, j'gardais tout sous la langue, Des océans de silence derrière une façade qui tangue, Puis deux minutes avec toi, l'atmosphère change de fréquence, Comme si l'univers m'accordait une seconde chance. J'sais pas nommer c'phénomène, cette étrange magnétique, Quand ton regard percute le mien, réaction quasi tellurique, J'avais verrouillé l'coffre, toi t'as trouvé l'mécanisme, Et sans forcer la serrure, t'as fissuré mon mutisme. J'pensais plus avoir droit aux rêves, aux vertiges, aux promesses, À cette chaleur dans la poitrine qui désarme mes forteresses, Mais t'es venue avec ta lumière singulière, Et j'regarde à nouveau devant moi au lieu d'compter les pierres. (Oooh... oooh...) J'avais perdu la notion des possibles... (Aaah... aaah...) Maintenant j'aperçois l'invisible... J'vais pas courir après demain, J'veux juste marcher près de toi, Même si le chemin prend du temps, J'serai là... Alors prends ton temps, j'te demanderai jamais de fuir, J'ai trop connu les chaînes pour vouloir t'en construire, Si ton cœur doit choisir, laisse-le parler sans bruit, Moi j'reste ici, sans pression, jusqu'à c'que ton chemin t'conduise. Et si tu viens vers moi, j'ouvrirai grand les bras, J'ai peur de tomber, mais j'ai plus envie d'me cacher de ça, T'as rallumé des horizons que j'pensais ne plus revoir, Alors prends ton temps... Moi, j'regarde vers l'espoir. (Oooh-oh... yeah...) J'regarde vers l'espoir... (Aaah-aaah...) J'pense connaître la situation, j'connais le poids des décisions, Les habitudes, les blessures, les doutes, les contradictions, J'vais pas transformer ton cœur en champ de compétition, Ni t'demander une réponse sous le feu de mes émotions. Fais c'que t'as à faire, mets de l'ordre dans l'histoire, J'préfère une vérité lente à une promesse illusoire, Parce qu'ce qu'on vit mérite mieux qu'une course dérisoire, J'veux qu'tu viennes vers moi libre, pas poussée par l'désespoir. Et moi pendant c'temps, j'vais apprivoiser mes propres failles, Comprendre pourquoi ta présence fait trembler mes murailles, T'es devenue cette fenêtre ouverte au milieu du brouillard, Une perspective imprévisible au bout d'un vieux couloir. J'suis pas l'genre à dire « pour toujours » quand l'aube est loin, Mais j'peux te dire aujourd'hui que j'ai confiance en nos chemins, T'as réveillé quelque chose que j'croyais définitivement mort, Et rien qu'pour ça, j'te dois déjà plus que quelques mots. (Aaah... aaah...) Si tu dois partir, pars sans peur... (Oooh... oooh...) Si tu dois rester, reste par cœur... Pas de chaînes... Pas de serments forcés... Juste deux âmes qui s'approchent À leur propre vitesse... Maintenant j'comprends pourquoi ton arrivée m'a désarmé, Pourquoi deux minutes ont suffi pour tout faire basculer, J'étais devenu méfiant, étranger à mes propres rêves, Puis t'as parlé, et quelque chose en moi s'est remis à respirer. J'veux pas posséder ton cœur, j'veux mériter sa présence, Pas confondre impatience et évidence, J'veux construire dans le réel, loin des fantasmes de romance, Que chaque pas vers moi soit choisi, jamais dicté par l'urgence. Et si demain nos trajectoires deviennent une seule ligne, J'saurai qu'on aura laissé le temps rendre nos vérités dignes, J'aurai connu la peur sans lui laisser gouverner ma vie, Et toi, t'auras peut-être ouvert une porte condamnée à l'oubli. J'étais dans la nuit, maintenant j'distingue les contours, Une lumière dans tes yeux suffit à modifier le parcours, J'sais pas où ça nous mène, mais j'peux enfin regarder autour, Parce que depuis que t'es là, j'ai recommencé à croire au jour. (Oooh... oooh...) J'ai pas besoin de courir... J'ai juste besoin de savoir Que quelque part... Nos deux chemins se cherchent encore. Alors prends ton temps, j'te demanderai jamais de fuir, J'ai trop connu les chaînes pour vouloir t'en construire, Si ton cœur doit choisir, laisse-le parler sans bruit, Moi j'reste ici, sans pression, jusqu'à c'que ton chemin t'conduise. Et si tu viens vers moi, j'ouvrirai grand les bras, J'ai peur de tomber, mais j'ai plus envie d'me cacher de ça, T'as rallumé des horizons que j'pensais ne plus revoir, Alors prends ton temps... Moi, j'regarde vers l'espoir. (Oooh... oooh...) Prends ton temps... J'suis là... (Aaah... aaah...) Et pour la première fois depuis longtemps... J'ai envie de voir demain.