
Ouais frère… J'te parle pas d'un film, j'te parle de c'que j'ai vu. J'ai connu l'enfer, j'ai reconnu les rues. Ici-bas, c'est la guerre, même quand tout semble calme. J'ai l'sourire sur la gueule, mais la méfiance dans l'âme. Sale monde, sale monde, j'ai grandi dans la méfiance, J'ai vu des frères changer pour quelques billets en silence. Ça tire, ça parle, ça trahit pour de la monnaie, J'ai plus confiance en personne, j'ai trop donné, trop pardonné. Sale monde, sale monde, j'ai le cœur sous blindage, J'ai vu l'amour devenir haine, les sourires cacher la rage. J'suis pas un saint, mais j'ai gardé l'honneur dans le sang, J'préfère finir seul et droit qu'entouré de faux semblants. Ouais frère, j'connais trop bien le sale monde dans lequel on vit, J'ai déjà côtoyé l'enfer, j'en reconnais les cris. Ici-bas, ça y ressemble, y a plus d'paix dans les esprits, J'ai vu des regards se vider, des amitiés mourir la nuit. Ça tire à tout-va, ça critique pour le plaisir, J'ai vu des gens souhaiter ta chute en t'obligeant à sourire. Ça fait des coups d'pute pour quelques billets dans la poche, J'ai vu des proches devenir froids quand les problèmes s'approchent. J'accorde plus ma confiance sur une poignée de main, J'ai vu des frères jurer sur tout, puis t'abandonner en chemin. J'ai compris qu'les belles paroles, ça nourrit pas les actes, J'ai vu trop d'masques tomber quand la vie devient opaque. J'ai, j'ai, j'ai vu les visages changer, J'ai, j'ai, j'ai vu les promesses s'envoler. J'peux pas sauver le monde, j'peux juste garder ma ligne, Même au milieu des vautours, j'veux rester digne. Sale monde, sale monde, j'ai grandi dans la méfiance, J'ai vu des frères changer pour quelques billets en silence. Ça tire, ça parle, ça trahit pour de la monnaie, J'ai plus confiance en personne, j'ai trop donné, trop pardonné. Sale monde, sale monde, j'ai le cœur sous blindage, J'ai vu l'amour devenir haine, les sourires cacher la rage. J'suis pas un saint, mais j'ai gardé l'honneur dans le sang, J'préfère finir seul et droit qu'entouré de faux semblants. J'ai vu des âmes s'abîmer pour oublier leurs douleurs, J'ai vu la poudre dans les narines pour faire taire les peurs. Ça veut s'sentir moins condamné, ça veut s'échapper du décor, Mais quand l'effet redescend, les démons reviennent plus forts. En enfer, c'est chaud brûlant, au moins tu sais c'qui t'attend, Ici, l'poison porte un sourire et t'empoisonne lentement. J'ai vu l'envie dans les yeux, la jalousie dans les discours, J'ai vu des gens vendre leur âme pour quelques heures de gloire. J'suis pas un ange, j'ai mes torts, j'ai mes zones d'ombre, J'ai pris des murs dans ma vie, j'ai marché seul dans les décombres. Mais j'ai toujours eu l'honneur quelque part au fond du cœur, J'vais pas salir mon nom pour quelques liasses et des honneurs. J'ai plus l'temps pour les faux, j'ai plus l'cœur aux discours, J'ai vu trop d'gens faire les loups puis réclamer du secours. Si j'te donne ma parole, j'la reprends pas demain, J'ai peut-être rien dans les poches, mais j'ai mes principes en main. J'ai connu les nuits longues, les pensées qui t'enferment, J'ai vu des portes se fermer, des amitiés qui se terminent. J'ai compris qu'la vie t'éprouve, qu'les blessures te façonnent, J'ai vu des cœurs devenir pierre quand plus personne ne pardonne. J'vais pas faire le bandit, ni raconter des légendes, J'ai pas besoin d'inventer pour raconter c'que j'endure. J'ai mes erreurs sur le dos, mes regrets dans la mémoire, Mais j'garde encore une lumière quand tout devient tout noir. J'peux plus croire aux discours, j'veux des preuves, pas des phrases, J'ai vu trop d'amour se perdre derrière des guerres d'ego et d'façade. J'veux pas finir comme ceux qui ont vendu leur conscience, J'ai traversé trop d'orages pour abandonner mes valeurs en silence. Ouais frère ! J'suis pas un saint ! Mais j'ai jamais vendu mon âme pour un billet ! Le monde est sale… J'vais pas l'devenir pour lui ressembler ! Sale monde, sale monde, j'ai grandi dans la méfiance, J'ai vu des frères changer pour quelques billets en silence. Ça tire, ça parle, ça trahit pour de la monnaie, J'ai plus confiance en personne, j'ai trop donné, trop pardonné. Sale monde, sale monde, j'ai le cœur sous blindage, J'ai vu l'amour devenir haine, les sourires cacher la rage. J'suis pas un saint, mais j'ai gardé l'honneur dans le sang, J'préfère finir seul et droit qu'entouré de faux semblants. Ouais frère… Le monde est pas beau, j'le sais depuis longtemps. Mais j'laisserai pas sa noirceur me voler c'que j'ai dedans. J'ai peut-être perdu confiance en l'être humain… Mais j'ai pas perdu mon honneur. Jamais.

