
(Aah-ooh...) Tu es mon azur et mon phare dans l'abysse, Tes attraits m'asservissent, tes vertus m'anéantissent. Pas un Dieu du Caucase, pas d'apollonien profil, Mais pour toi je marche au bord du fil. Parfois absurde, parfois gauche et téméraire, Mais mon verbe reste pur, sans fard et sans chicanes, Jamais je ne voudrais effriter ton arcanes, Ni te plonger dans l'ombre de mes chimères. Pardonne mes larmes qui perlent sur le papier, Ce n'est pas la détresse, c'est l'âme qui vient saigner, Un jaillissement du cœur, une effusion sans feinte, Je ne cherche que ta grâce et ta joie empreinte. Tu as balayé mes doutes, brisé les lois du sort, Cette douceur intense fait vibrer tout mon corps. Tous mes capteurs ont sauté, mon armure s'est brisée, Moi qu'on disait proscrit de l'amour éternel, Je m'abandonne à toi, à cette clarté nouvelle. Je veux que tu sois mienne, sous cette voûte céleste, Mon amour est un feu que plus rien ne conteste. Je sais que les amoureux te prêtent à sourire, J'essaie de contenir ce que je ne peux taire, Mais l'onde est trop puissante, un séisme sous terre, Une fureur de sentiment que je ne sais réprimer. Ce que tu m'offres depuis quelques aurores, Nul être avant toi n'en a pavé la voie. Mon âme s'émerveille et mes yeux pleurent encore, Devant ce privilège que tu déverses sur moi. Peut-être que je me livre avec trop d'élan, Mais je ne sais cheminer qu'au galop, sans semblant. Écrire sous le joug de cette émotion brute... C'est laisser parler l'être, loin des masques et de la lutte. Oublié le voyou aux postures hostiles, Je ne veux que t'offrir un refuge fragile. Mais la crainte m'assaille et m'oppresse le torse : Et si le réel venait altérer ma force ? Un ventricule blessé qui saignait en silence, Et tes mains délicates en guérissent l'offense. Je peine à formuler l'ouragan dans ma boîte crânienne, Une démence magnifique, une extase souveraine. Je dévoile cette part que je gardais enfouie, Pour que tu saches l'homme derrière l'ombre de la nuit. Pas seulement le réprouvé qui avait bifurqué, Juste un être fêlé qui n'avait jamais aimé. Tu as ancré en moi cette ivresse première, Et je n'ai qu'un désir : te l'avouer en lumière. Tu as balayé mes doutes, brisé les lois du sort, Cette douceur intense fait vibrer tout mon corps. Tous mes capteurs ont sauté, mon armure s'est brisée, Moi qu'on disait proscrit de l'amour éternel, Je m'abandonne à toi, à cette clarté nouvelle. Je veux que tu sois mienne, sous cette voûte céleste, Mon amour est un feu que plus rien ne conteste. C'est un vertige pur, une folie en cascade, L'abandon définitif de toutes mes barricades. Entends le souffle grave au fond de ma poitrine, Cette symphonie brute que ton nom enlumine... Juste une envie... Pouvoir te dire que je t'aime, Gravé à jamais dans ce poème.

