(Aaaah… mmmh…) (Haaaaa… oh-oh…) Battement dans les artères, les flamme se déforment, J’étais le cauchemar… maintenant c’est moi qui tremble dans l’ombre. T’es arrivée sans aucune pitié, regard calibré, Allure assurée, tenue de diablesse, danger maquillé. Corps de rêve, phénomène, j’ai perdu la trajectoire, Deux secondes dans tes yeux, j’ai fait buguer ma mémoire. T’as vu direct ma faiblesse derrière mon armure, T’as trouvé la fissure dans mon âme la plus obscure. Celui que personne ne rend ouf, personne ne le contrôle, T’as soufflé deux-trois mots et t’as retourné mon rôle. J’faisais trembler les murs, maintenant j’cherche ton signal, T’as mis le feu dans ma cage, court-circuit cérébral. J’voulais jouer les démons, toi t’as changé les règles, J’ai senti mes ailes repousser au milieu des ténèbres. Putain, qu’est-ce que tu m’as fait ? J’me reconnais plus dans le reflet. (Mmmh… haa-aa…) J’étais la nuit, t’as ramené l’été, J’étais damné, tu m’as désarmé. LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! (Ha-ha-haaa…) Par une reine venue le faire vriller ! LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! J’avais six-six-six, t’as tout fait chavirer ! Plus personne arrive à me toucher, Et pourtant toi, tu m’as ciblé. Criblé direct, sans prévenir, T’as fait tomber celui qui refusait de fléchir. À GENOU ! À GENOU ! (Oh-oh-oh…) Le démon devant sa reine ! À GENOU ! À GENOU ! J’ai perdu la guerre en une seconde à peine. Deux-trois mots au creux de l’oreille… Et le monde devient irréel. (Mmmh… aaah…) J’suis monté beaucoup trop haut, T’as réveillé quelque chose sous ma peau. T’es venue en nombre, comme une armée dans ma tête, Chaque mouvement précis transformait la tempête. J’étais rempli d’ombres, t’as vidé le réservoir, T’as soufflé sur mes démons jusqu’à dissoudre le noir. Ma marque sur ton aura, ton parfum dans ma mémoire, J’voulais rester maître, j’ai fini dans ton territoire. Six-six-six se transforme, les chiffres perdent leur sens, Le symbole de l’enfer devient celui de la transe. Tu m’as fait perdre pied sans même lever la voix, T’as pris toutes mes défenses et t’as marché dessus, là. J’étais programmé pour jamais plier le genou, Maintenant quand tu m’appelles, c'est fou entre nous. J’me regarde dans le miroir, c’est plus le même visage, L’âme d’un damné vient de traverser l’orage. J’ai vu mes vieux démons disparaître dans la fumée, Et pour la première fois, j’ai pas peur d’être consumé. LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! (Haaaaa…) Par une reine venue le faire vriller ! LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! J’avais six-six-six, t’as tout fait chavirer ! Plus personne arrive à me toucher, Et pourtant toi, tu m’as ciblé. Criblé direct, sans prévenir, T’as fait tomber celui qui refusait de fléchir. À GENOU ! À GENOU ! (Mmmh… oh-oh…) Le démon devant sa reine ! À GENOU ! À GENOU ! J’ai perdu la guerre en une seconde à peine. J’arrive avec mes cicatrices, mes instincts, mes légendes, Toi tu débarques tranquille et tout mon royaume tremble. T’as l’élégance assassine, la démarche magnétique, Une présence électrique, presque surnaturelle, hypnotique. T’as touché mon orgueil, t’as fracturé mon ego, T’as transformé mon enfer en un putain de halo. J’voulais te dominer, j’ai découvert l’inverse, Maintenant c’est ton regard qui me traverse et me transperce. J’vois mes ailes repousser, plus personne peut m’atteindre, J’ai enterré mes fantômes, j’ai plus besoin de les craindre. Mais toi t’as trouvé l’endroit que j’cachais depuis toujours, La faille sous la cuirasse, le royaume sous la tour. Alors vas-y, fais sonner les cloches de l’enfer, J’ai perdu ma couronne mais j’ai gagné quelque chose de plus clair. T’es ma reine, et même le diable connaît sa place, Quand tu lèves les yeux, tout mon empire s’efface. (Haaa… mmmh…) Tu voulais le démon ? Le voilà. Sans armure. Sans ombre. Sans défense. (Aaah-aaah…) Tu l’as mis à genoux. LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! (HEY !) Par une reine venue le faire vriller ! LE DÉMON VIENT DE S’FAIRE COUCHER ! Six-six-six vient de se faire renverser ! Plus personne arrive à me toucher, Mais toi, t’as su exactement où frapper. Criblé d’un regard, condamné d’un sourire, T’as pris le roi des enfers et tu l’as forcé à fléchir. À GENOU ! (À GENOU !) À GENOU ! (Haaaaa…) À GENOU ! Le démon reconnaît enfin Celle qui vient de lui rendre ses ailes. (Mmmmh… aaah…) (Haaa…) Le démon vient de se faire coucher… Et bizarrement… Il n’a jamais été aussi vivant.


