(Intro) Le froid recouvre les montagnes comme un voile sur nos mémoires, Chaque pas laisse une trace qui disparaît dans le noir. J’ai grandi en pensant que le temps guérissait tout, Mais certaines blessures reviennent toujours malgré nous. Les étoiles brillent au-dessus d’un ciel silencieux, Comme si quelqu’un écrivait encore nos vœux. J’avance seul avec mes doutes pour seul bagage, Cherchant une réponse au bout du voyage. (Couplet 1) On rêvait de conquérir le monde sans regarder derrière, Comme un Ouisticram courant vers la lumière. On croyait que le courage suffisait pour gagner, Sans savoir que la peur apprend aussi à avancer. Mon frère voulait la force d’un Simiabraz face au destin, Moi je cachais mes failles derrière un faux sourire incertain. On bâtissait des empires dans nos chambres d’enfants, Ignorant que le temps détruit les plus grands monuments. J’ai vu des Tortipouss pousser dans les terres arides, Des Roserade cacher leurs épines sous des pétales timides. Des Étourmi tomber avant leur premier envol, Parce que la vie ne suit jamais les plans qu’on contrôle. Et parfois je me sens comme un Motisma sans maison, À traverser les machines et les saisons. À changer de forme pour trouver ma place, Dans un monde où chacun finit par porter un masque. (Refrain) Sinnoh… Même les montagnes finissent par s’éroder, On voulait toucher le ciel sans jamais tomber. Mais les rêves se perdent dans le vent des hauteurs, Et les souvenirs deviennent plus lourds que nos peurs. Sinnoh… J’entends le silence parler plus fort que les cris, Les anciens racontent encore les légendes de leur vie. Mais derrière les victoires gravées dans la pierre, Il y a des enfants qui cherchent encore leur lumière. (Couplet 2) J’ai vu des Luxio éclairer la nuit sans rien demander, Des Blizzi survivre malgré les hivers glacés. Des Riolu croire encore à la loyauté, Quand tant d’autres avaient déjà tout abandonné. Les regards deviennent froids comme les sommets enneigés, Les promesses se perdent dans les années passées. Même les plus forts tombent sous le poids du temps, Quand les regrets deviennent plus lourds que le présent. On voulait comprendre l’univers comme Dialga maîtrise le temps, Changer notre histoire sans subir les tourments. Ou réécrire l’espace comme Palkia dans le ciel, Sans voir que certaines blessures restent éternelles. Et parfois nos pensées deviennent sombres comme Darkrai dans les rêves, Pendant qu’un Cresselia nous rappelle qu’il reste une trêve. Entre l’ombre et la lumière, entre la chute et l’espoir, Il existe toujours un chemin au fond du noir. (Pont) Et si demain les horloges s’arrêtaient… Qui se souviendrait de nos erreurs ? Des promesses qu’on n’a jamais tenues, Des silences cachés dans nos cœurs ? J’aperçois un Togekiss traverser les nuages, Comme une paix oubliée au bout du voyage. Peut-être que le bonheur existe encore, Même derrière les portes qu’on croyait closes. (Dernier refrain) Sinnoh… On traverse les saisons sans comprendre pourquoi, Comme un Phyllali perdu loin de sa voie. On voulait tous devenir plus grands qu’hier, Mais la vraie victoire, c’est de rester sincère. Sinnoh… Même les dieux finissent par devenir des histoires, Comme Giratina disparu dans le monde miroir. Et si la vie n’est qu’un voyage entre la peur et l’espoir, Alors j’avancerai encore jusqu’au dernier soir. (Outro) Le vent souffle sur les sommets enneigés… Les étoiles veillent sur les rêves oubliés… Et quelque part, au-delà du temps… Un Shaymin fait renaître les fleurs dans le silence du printemps…