
Tu captes même pas… On était frères, maintenant on s'observe de loin. Les mêmes souvenirs, mais plus les mêmes liens… Ouuuh-ouuuuh… aaah-aaah… Tu captes même pas, j'ai grandi dans la pénombre, Des cicatrices sous l'sweat, des souvenirs qui m'encombrent. Trop d'vécu dans la poitrine, trop d'nuits sans sommeil, J'ai vu l'amour faire ses valises et la haine prendre le relais. J'suis l'calme avant l'orage, le silence avant l'impact, Le regard qui dit « ça va » quand tout s'effondre en vrac. J'étais l'frère dans vos galères, l'épaule dans vos naufrages, On partageait les mêmes rêves, les mêmes codes, les mêmes bagages. Aujourd'hui vos regards m'dévisagent, vos sourires ont changé, Vous connaissez mes faiblesses, c'est pour mieux m'faire tomber. J'ai vu les serments s'effriter, les alliances se dissoudre, Des frères vendre leur parole pour quelques billets ou par orgueil. On disait « frères pour la vie », Mais vos actes ont démenti les discours. J'ai vu l'amitié changer d'visage, Et la loyauté mourir sans recours. Ouuuh-ouuuuh… pourquoi, pourquoi… J'suis CALME, CALME… mais j'oublie pas ! Mes anciens frères veulent jouer les soldats ! Trop d'BLEUS, trop d'NUITS, trop d'« ça ira », Vous m'avez trahi, j'vous reconnais même pas ! J'suis CALME, CALME… regardez-moi bien ! Vous étiez mes frères, maintenant vous êtes plus rien ! J'avance dans l'noir, j'ai verrouillé l'décor, J'ai perdu des frères, mais j'me perds pas encore J'ai la mémoire en surcharge, les pensées qui s'entrechoquent, Des promesses en naufrage et des silences qui m'étouffent. J'ai vu les masques se fissurer, les faux serments se défaire, Ceux qui m'appelaient leur frère sont les premiers à m'en vouloir. J'ai l'impulsion sous contrôle, la pression dans les tempes, Un passé qui m'fait la morale chaque fois que la nuit me tente. J'connais les regards qui condamnent, les jugements sans dossier, Les langues pleines de venin qui veulent salir mon passé. J'ai la colère en héritage, mais j'veux briser la chaîne, Pas laisser mes vieux démons décider du reste de ma peine. J'suis pas né pour ramper devant ceux qui m'ont vendu, J'ai pris note des absences, des promesses disparues. J'ai rien oublié des nuits, Des paroles, des regards, des serments. Vous avez choisi vos ennemis, Moi, j'ai choisi d'avancer autrement. Ééé-yaaah… ouuuuh-ouuuuh… aaah-aaah… J'suis CALME, CALME… mais j'oublie pas ! Mes anciens frères veulent jouer les soldats ! Trop d'BLEUS, trop d'NUITS, trop d'« ça ira », Vous m'avez trahi, j'vous reconnais même pas ! J'suis CALME, CALME… regardez-moi bien ! Vous étiez mes frères, maintenant vous êtes plus rien ! J'avance dans l'noir, j'ai verrouillé l'décor, J'ai perdu des frères, mais j'me perds pas encore ! J'ai voulu faire le roc, j'ai fini par me fendre, À force de tout retenir, j'ai oublié comment m'défendre. J'suis pas un saint, pas un monstre, juste un homme cabossé, Qui cherche encore sa place parmi les rêves fracassés. J'ai des torts, des remords, des blessures mal refermées, Des « pardon » dans la gorge que j'ai jamais su formuler. J'confonds plus la loyauté avec des mots bien choisis, Ni les vrais avec ceux qui restent quand tout leur réussit. Si demain nos routes se croisent, j'laisserai parler le silence, J'ai plus besoin d'votre estime pour retrouver ma confiance. Vous m'avez laissé des cicatrices, j'en ferai des couplets, J'ai perdu ceux que j'appelais frères, pas l'homme que j'voulais être. On était frères… C'est ça qui fait mal… Pas les ennemis qu'on voit venir, Mais ceux qu'on croyait immortels… Ouuuuuh… aaah-aaah… ééé-yaaah… J'suis CALME, CALME… mais j'oublie pas ! Mes anciens frères veulent jouer les soldats ! Trop d'BLEUS, trop d'NUITS, trop d'« ça ira », Vous m'avez trahi, j'vous reconnais même pas ! J'suis CALME, CALME… regardez-moi bien ! Vous étiez mes frères, maintenant vous êtes plus rien ! J'avance dans l'noir, j'ai verrouillé l'décor, J'ai perdu des frères… MAIS J'ME PERDS PAS ENCORE ! Tu captes même pas… On était frères… Maintenant, on n'est plus rien l'un pour l'autre… Ouuuuuh… aaah-aaah… ouuuuh…

