
(Uh... ouais...) J’suis dure, j’suis froid... On m’a forcé à le devenir... (Direct de l’abattoir...) J’sort direct de l’abattoir, sang collé sur les bottes Depuis tout jeune ils m’ont poussé dans mes retranchements, trop tôt Aujourd’hui j’suis plu tranchant que la lame qui coupe net Les balles dans l’crâne devant mes yeux, les cordes au cou pour en finir, frère J’ai la tête qui tourne plu rond, la vie t’met à terre sans pitié Elle t’regarde souffrir, elle savoure chaque coup, chaque cicatrice J’écris des textes sombre obscur, c’est ceux qui parlent vrai, pas d'cinéma La douleur c’est celle qui t'fait comprendre que t’es encore vivant, putain Bang bang, j’ai la tête en surchauffe (surchauffe) Des idées d'faire du sale, des envies de tout cramé (tout cramé) Bat les couilles de c’qui peut m’arriver (m’arriver) Les gens sont devenus dingues, préfèrent leur égo à leur prochain (prochain) L’entraide est fini, les mains tendues c’est déjà d’l’oubli (oubli) Bang bang, on survit dans c’monde de bâtards (bâtards) J’suis froid, j’suis tranchant, j’sors d’l’abattoir (abattoir) Bang bang... J’vois des zombies marcher dans la rue, regards vides, âmes en berne Des humains qui s’ignorent, se croisent sans un mot, sans une larme Des SDF qui crèvent sans refuge, sous les ponts, sous la pluie Trop d'saloperies qui mettent les nerfs, qui rongent la nuit Ça finance à tout va des guerres inutiles, des corps en miettes Ça laisse crever d'faim les gens qui sont dans le besoin, sans filet Plein l’cul de c’monde de bâtards, j’crache sur leurs mensonges dorés La rue m’a formé, m’a forgé, m’a rendu plu dur que l’acier Bang bang, j’ai la tête en surchauffe (surchauffe) Des idées d'faire du sale, des envies de tout cramé (tout cramé) Bat les couilles de c’qui peut m’arriver (m’arriver) Les gens sont devenus dingues, préfèrent leur égo à leur prochain (prochain) L’entraide est fini, les mains tendues c’est déjà d’l’oubli (oubli) Bang bang, on survit dans c’monde de bâtards (bâtards) J’suis froid, j’suis tranchant, j’sors d’l’abattoir (abattoir) Bang bang... (Ouais... écoute...) La douleur te rappelle que t’es encore là Les cicatrices racontent c'que les mots n’osent pas Dans l’ombre des rues, on apprend à survivre Ou on disparaît, sans qu'personne s’en aperçoive (Bang... bang...) On m’a forcé à devenir cette version froide et tranchante Les retranchements sont devenus forteresse, plu d'faille, plu d’attente J’ai vu trop d:cordes, trop d'balles, trop d'regards qui s’éteignent La tête qui tourne, le cœur qui durcit, plu rien ne m’atteint J’écris pour ceux qui crient dans le silence, pour ceux qui saignent Pas pour les égo gonflés qui préfèrent briller que tendre la main Les zombies continuent de marcher, les SDF continuent de tomber Et moi j’reste debout, plu tranchant, plu froid, prêt à tout brûler Des idées d'faire du sale tournent en boucle dans mon crâne Des envies de tout cramer, de tout faire voler en éclats Bat les couilles de c’qui m’attend, j’ai déjà tout perdu trop jeune La rue m’a poussé, m’a forcé, m’a transformé en lame pure Les mains tendues sont oubliées, l’entraide est morte et enterrée Les gens préfèrent leur reflet à la douleur de leur prochain Alors j’reste froid, j’reste tranchant, j’sors toujours de l’abattoir Bang bang dans la tête, jusqu’à c’que le silence tombe enfin Bang bang, j’ai la tête en surchauffe (surchauffe !) Des idées d'faire du sale, des envies d'tout cramé (tout cramé !) Bat les couilles de c’qui peut m’arriver (m’arriver) Les gens sont devenus dingues, préfèrent leur égo à leur prochain (prochain) L’entraide est fini, les mains tendues c’est déjà d’l’oubli (oubli) Bang bang, on survit dans c’monde de bâtards (bâtards) J’suis froid, j’suis tranchant, j’sors d’l’abattoir (abattoir) Bang bang... (bang bang...) (Uh... j’suis froid...) On m’a forcé... (Direct de l’abattoir...) Bang.

