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Frère perdu

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V6

…Il est parti sans bruit… Allongé sur le sol de son silence… Des jours entiers… Et depuis, il habite chaque recoin de mon esprit… Mon frère… Tu me manques tellement… Je noie les heures pour tenter d’oublier, je m’égare pour faire taire ta voix (Shh… tais-toi) Cette ombre dans ma tête qui murmure « viens me rejoindre là-haut » Mon frère me manque tellement, tu étais tout pour moi Et chaque nuit je m’effondre un peu plus pour ne plus t’entendre (Tais-toi… tais-toi) Tu es parti sans un mot, sans un dernier regard, sans un adieu Allongé dans le vide de ton appartement, le temps a continué sans toi On t’a retrouvé trop tard, quand le silence avait déjà tout envahi La cause reste un mystère, un point final que personne n’a su écrire Mais moi je porte ce poids depuis ce jour, collé à mon souffle Ta voix s’est installée dans mon crâne comme une seconde peau Elle me demande pourquoi je reste ici, pourquoi je résiste encore Alors que tu étais tout pour moi… mon frère, tu me manques tellement Je noie les heures pour tenter d’oublier, je m’égare pour faire taire ta voix (Shh… tais-toi) Cette ombre dans ma tête qui murmure « viens me rejoindre là-haut » Mon frère me manque tellement, tu étais tout pour moi Et chaque nuit je m’effondre un peu plus pour ne plus t’entendre (Tais-toi… tais-toi) L’alcool devient mon refuge, les substances mon seul langage Je cherche un silence temporaire, un oubli qui durerait plus qu’une nuit Mais dès que l’effet s’efface, tu reviens, tu chuchotes mon nom Tu me dis que là-haut le calme t’attend, que tu as froid sans moi Je hurle dans les pièces vides, je frappe les murs jusqu’à ce que mes poings saignent Je me hais d’être encore debout pendant que ton absence m’écrase Chaque verre est une tentative d’éteindre la lumière de ta mémoire Chaque montée est un escalier que je descends pour ne plus te voir Je me regarde dans le miroir et c’est ton visage qui me regarde en retour Frère… Si tu m’entends vraiment… Arrête de me parler… Laisse-moi une nuit… Une seule nuit sans ta voix… Tu me manques tellement… Les gens parlent de deuil comme d’un chemin qui s’efface avec le temps Ils n’ont jamais porté le poids d’un frère trouvé trop tard, trop seul Ils n’entendent pas cette voix qui s’éveille à quatre heures du matin Qui murmure que je n’ai plus rien à faire ici, que je devrais te suivre Alors je m’enfonce plus profond, je cherche l’oubli total, l’inconscience Mais même dans le noir le plus dense, ta silhouette reste debout près de moi Et elle me regarde avec ces yeux absents en répétant « je t’attends » J’ai tenté de prier, de crier, de fuir, de me perdre Rien n’efface le fait que tu étais tout pour moi… et que tu me manques tellement Je noie les heures pour tenter d’oublier, je m’égare pour faire taire ta voix (Shh… tais-toi) Cette ombre dans ma tête qui murmure « viens me rejoindre là-haut » Mon frère me manque tellement, tu étais tout pour moi Et chaque nuit je m’effondre un peu plus pour ne plus t’entendre (Tais-toi… tais-toi) Un jour peut-être j’ouvrirai la fenêtre, ou j’avalerai le silence jusqu’au bout Un jour j’écouterai ta voix jusqu’à la dernière note sans résister Parce que la douleur est devenue plus vaste que la peur de disparaître Et que vivre avec ton fantôme, c’est déjà mourir à petit feu chaque jour Je porte ton absence comme une seconde ombre collée à mes pas Chaque matin je me réveille en espérant que tu te sois enfin tu Mais tu es toujours là… toujours… Frère… Tu me manques tellement… Tu étais tout pour moi… Et je suis fatigué de te porter… Je veux juste dormir… Sans t’entendre… Sans te voir… Sans sentir que tu es encore là… Mon frère… …Tais-toi… …Tais-toi… …S’il te plaît… …Tu me manques tellement… …Laisse-moi…