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T79 Mon reuf

(Tchk… tchk…) (T 7.9… mon reuf…) (Frérot… écoute…) Deux quartiers… Deux vies cabossées… Mais au bout du compte… même cœur. T 7.9 mon reuf, deux quartiers, même décor, Deux chemins dans la boue, mais on avance encore. Toi tu poses des sons qui parlent, moi des sons qui cognent fort, Même vérité dans le torse quand la basse fait trembler l’corps. (Yeah !) Reste l’homme que t’es, mon reuf, reste vrai, La vie nous a rien donné, donc on a tout dû arracher. Pas d’Père Noël chez nous, pas d’conte pour nous bercer, Les seuls gars en bleu qu’on voit veulent nous voir tomber. (Tchk !) Mais on tombe pas. (Jamais !) On plie pas. (Frérot !) On avance. Même quand la nuit veut nous bouffer, on garde la face. T 7.9, t’es sorti d’un coin où les rêves coûtent cher, Moi d’un autre quartier où l’espoir s’enterre sous l’béton gris d’l’hiver. Deux cartes pourries sur la table, fallait jouer quand même, Même départ dans la galère, même rage quand la vie nous saigne. On connaît les portes fermées, les regards qui condamnent, Les sourires qui disparaissent quand y’a plus rien dans les poches. On nous parlait d’avenir, nous on comptait les dégâts, On a grandi sans mode d’emploi, fallait comprendre en marchant. Pas d’peluches sur l’étagère, pas d’conte avant d’dormir, Juste des leçons qui font mal et des raisons de tenir. Toi t’as choisi les mélodies pour raconter tes blessures, Moi j’viens avec des phrases lourdes qui traversent les murs. (Bam !) Même sang dans les mots. (Yeah !) Même poids sur les épaules. Quand le beat tombe, frère, on sait pourquoi nos cœurs cognent, On n’vend pas du rêve, on raconte c’qu’on porte. On a connu les silences, les nuits longues, les mauvais jours, Les promesses qui s’envolent et les absents sans retour. Mais tant qu’le cœur bat encore, y’a pas d’raison d’faire demi-tour, Deux quartiers, deux destins… une fraternité autour. T 7.9 mon reuf, deux quartiers, même décor, Deux chemins dans la boue, mais on avance encore. Toi tu poses des sons qui parlent, moi des sons qui cognent fort, Même vérité dans le torse quand la basse fait trembler l’corps. (Yeah !) Reste l’homme que t’es, mon reuf, reste vrai, La vie nous a rien donné, donc on a tout dû arracher. Pas d’Père Noël chez nous, pas d’conte pour nous bercer, Les seuls gars en bleu qu’on voit veulent nous voir tomber. (Tchk ! Tchk !) Mais on tombe pas. (Jamais !) On plie pas. (T 7.9 !) On avance. Même quand la nuit veut nous bouffer, on garde la face. Ton vécu c’est un chemin d’croix, mais t’as marché sans bruit, T’as pris des coups sans vendre ton âme au premier venu dans la nuit. T’as gardé ta dignité quand tout poussait à devenir pire, Et c’est ça qu’j’respecte chez toi : t’as rien changé pour réussir. Moi j’viens d’là où chaque erreur peut laisser une cicatrice, Où faut apprendre à fermer l’œil sans fermer son cœur pour survivre. On nous a dit : « baisse la tête », on a répondu : « jamais », Pas parce qu’on est invincibles, parce qu’on sait c’qu’on a traversé. Les puissants parlent d’en haut, nous on connaît le prix du silence, Les uniformes font du bruit, nous on répond par la présence. Pas besoin d’jouer les durs, nos histoires parlent pour nous, On porte encore les traces, mais elles nous tiennent debout. (Han !) Pas d’mensonge. (Nan !) Pas d’cinéma. (Frérot !) Si j’dis « mon frère », c’est qu’j’serai là. Deux quartiers dans l’rétro, même direction devant, On n’a pas choisi le départ, mais on choisit comment on avance. Deux quartiers… Deux douleurs… Deux façons d’parler… Mais la même valeur. Et si demain tout s’écroule… (Tchk !) On reconstruira. Si la nuit devient trop lourde… (Yeah !) On l’traversera. T 7.9 mon reuf, deux quartiers, même décor, Deux chemins dans la boue, mais on avance encore. Toi tu poses des sons qui parlent, moi des sons qui cognent fort, Même vérité dans le torse quand la basse fait trembler l’corps. Reste l’homme que t’es, mon reuf, reste vrai jusqu’à la mort, On vient d’endroits différents mais nos blessures parlent encore. Pas d’Père Noël chez nous, pas d’conte pour nous endormir, On croit aux frères qui restent quand tout l’monde décide de partir. (T 7.9 !) (Mon reuf !) (Reste vrai !) (Toujours !) Deux quartiers… Même combat… Même cœur… On est là. (Tchk… tchk…) T 7.9… Reste l’homme que t’es. (Frérot…) Deux quartiers. Même destin. Même respect. (Yeah…) On est là.