J’viens d'loin… Pas d’un endroit où les rêves font des berceuses. (Yeah) J’ai grandi avec le bruit des portes qui claquent, Pas celui des histoires avant d’aller dormir. (Tss) Faut m’connaître avant d’me juger. J’ai pas grandi dans les bras d’Morphée, J’ai grandi quand fallait serrer les dents. Pas d’berceuse, j’ai connu les pavés, J’ai appris tôt qu’le monde était tranchant. J’viens d'loin, j’ai gardé les réflexes, Un regard de travers peut changer l’contexte. J’suis calme… jusqu’à c’que quelque chose vrille, Et là, frérot, faut laisser passer l’orage. (HEY !) Petit, j’ai compris qu’la vie faisait pas d’cadeaux, Qu’fallait lire entre les lignes, surveiller les mots. J’ai grandi dans les tensions, les silences pesants, À deviner l’humeur des adultes en rentrant. Pas d’conte de fées, pas d’château, pas d’prince, Juste des murs fatigués et des regards qui grincent. J’ai pris l’habitude de garder tout dedans, Alors forcément, ça ressort violemment parfois. (Tss-tss) J’ai développé l’instinct avant d’développer l’confort, Toujours prêt à partir, jamais prêt à avoir tort. J’ai marché longtemps avec la colère en laisse, Parce qu’un chien qu’on pousse finit toujours par l’faire. Mais j’ai jamais oublié ceux qui m’ont tendu la main, Même quand j’avais plus confiance en personne autour de moi. (Yeah) J’te préviens pas deux fois… J’me connais. J’peux passer du calme au chaos Avant même d’avoir réfléchi. (Brrr…) C’est pas d’la fierté. C’est des années d’réflexes. J’ai pas grandi dans les bras d’Morphée, J’ai grandi quand fallait serrer les dents. Pas d’berceuse, j’ai connu les pavés, J’ai appris tôt qu’le monde était tranchant. J’viens d'loin, j’ai gardé les réflexes, Un regard de travers peut changer l’contexte. J’suis calme… jusqu’à c’que quelque chose vrille, Et là, frérot, faut laisser passer l’orage. (BOUM !) J’ai l'sang chaud, même quand j’parle doucement, Un volcan sous l’blouson, sourire absent. J’peux pardonner beaucoup, mais j’oublie rarement, Chaque coup laisse une marque, chaque mot laisse un cran. J’ai vu des gars solides se fissurer en silence, Des familles tenir debout par pure résistance. Alors j’ai appris à jamais montrer mes faiblesses, À faire croire que tout va bien quand l’intérieur s’abaisse. (Ouais) J’ai des réactions rapides, des décisions brutales, Quand mon cerveau détecte un danger, l’alarme est totale. C’est pas qu’j’aime le conflit, c’est qu’j’ai connu l’urgence, J’ai grandi dans un monde où fallait lire les silences. Aujourd’hui j’essaie d’mettre des mots sur la colère, Mais y’a des jours où mon passé reprend les commandes. (HEY !) Une seconde… C’est tout c’qu’il faut. Un mot d'trop. Un geste faux. Et mon calme disparaît. Mais j’apprends à respirer. J’viens d'loin, mais j’regarde encore plus loin, J’ai connu les détours, les raccourcis sans lendemain. J’ai porté mes erreurs comme on porte un vieux blouson, Usé jusqu’à la trame mais toujours sur mes épaules. J’suis pas né violent, j’ai appris à me défendre, Nuance importante pour ceux qui veulent pas comprendre. Quand t’as grandi dans l’orage, tu sursautes au tonnerre, Même quand l'ciel est bleu, tu cherches encore l’éclair. (Tss) J’ai du feu dans les veines, de la glace dans la voix, Un cœur qui veut aimer mais qui s'méfie parfois. J’ai construit ma carapace avec tout c’qui m’a blessé, Maintenant faut qu’j’apprenne à vivre sans toujours frapper. J’viens pas raconter ma vie pour qu’on m'plaigne, J’viens poser mon vécu avant qu’le silence m’atteigne. (Yeah !) Alors ouais, j’peux vriller, j’vais pas faire semblant, Mais j’connais mes démons, j’les regarde maintenant. J’ai grandi à la dure, mais j’veux pas finir pareil, J’ai suffisamment connu la nuit pour respecter l’soleil. J’ai encore des réflexes qui parlent avant ma bouche, Des vieux mécanismes quand la pression m'touche. Mais chaque jour j’fais la guerre à c’qui vit dans ma tête, J’veux transmettre autre chose que mes anciennes tempêtes. (Yeah) J’viens d'loin, frère, et j’porte encore les traces, Mais j’refuse que mon passé décide de ma place. J’suis l'gars qui vrille, mais aussi celui qui revient, Qui serre les poings… puis les desserre enfin. J’ai pas grandi dans les bras d’Morphée, J’ai grandi quand fallait serrer les dents. Pas d’berceuse, j’ai connu les pavés, J’ai appris tôt qu’le monde était tranchant. J’viens d'loin, j’ai gardé les réflexes, Mais maintenant j’comprends mieux mes propres mécanismes. J’suis calme… jusqu’à c’que quelque chose vrille, Mais j’apprends à traverser l’orage sans devenir la tempête. (Yeah…) J’viens d'loin. (De loin !) Élevé à la dure. Pas avec des berceuses. Avec la vie. (BOUM.)


