
Il pleut sur les toits gris de la ville, Les gouttes glissent comme des fils fragiles. Elles dessinent des chemins sur les vitres, Comme des histoires qu’on n’a pas su écrire. Il pleut, et le vent tourne les pages D’un livre ouvert sur nos vieux paysages. Je marche lentement, le cœur en veille, Cherchant un peu de calme sous le ciel. Et dans ce décor un peu flou, Je sens le monde devenir doux. La pluie efface ce qui me pèse, Et je respire enfin à l’aise. Il pleut,Ça fait du bien, ça calme autour de moi. Il pleut, Le bruit du toit me tient debout comme ça. Il pleut, Mes pensées glissent, elles vont sans résistance. Il pleut… Et tout le reste perd de l’importance. Il pleut sur les mots qu’on n’a pas dits, Sur les regrets qu’on garde à l’abri. Les flaques reflètent des bouts de ciel, Comme des miroirs posés au sol, irréels. Il pleut, et les passants se pressent, Chacun protège sa propre tristesse. Moi je reste là, sous l’averse, À écouter le temps qui traverse. Et dans ce décor un peu flou, Je sens le monde devenir doux. La pluie efface ce qui me pèse, Et je respire enfin à l’aise. Il pleut, Ça fait du bien, ça calme autour de moi. Il pleut, Le bruit du toit me tient debout comme ça. Il pleut, Mes pensées glissent, elles vont sans résistance. Il pleut… Et tout le reste perd de l’importance. Il pleut, mais je sens que ça m’apaise, Que chaque goutte emporte une mauvaise braise. Il pleut, et je ferme les yeux, Pour laisser tomber ce qui me rendait vieux. Il pleut sur les rêves que j’avais perdus, Sur les chemins que je n’ai jamais vus. La pluie réveille des envies nouvelles, Comme si l’orage devenait rituel. Il pleut, et je marche sans parapluie, Pour sentir la vie revenir, petit à petit. Je laisse la pluie me redessiner, Comme une esquisse qu’on recommence à aimer. Il pleut, Ça fait du bien, ça calme autour de moi. Il pleut, Le bruit du toit me tient debout comme ça. Il pleut, Mes doutes glissent, ils s’en vont sans résistance. Il pleut… Et je retrouve enfin ma chance.

