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Overdose

V6

Cette histoire-là, c'est mon vécu mon passé. C’est une ancienne page, un chapitre de ma vie. J’la raconte pas pour salir, ni pour faire du bruit, Mais parce que certaines blessures restent après la nuit. On s’voyait surtout les week-ends, le reste du temps j’bossais, J’partais parfois aux Pays-Bas, plusieurs nuits j’y restais. Tu pensais qu’j’avais une autre vie loin de toi, Mais j’construisais juste celle que j’rêvais pour nous deux, pas contre toi. J’ramenais des billets, j’voulais ramener du bonheur, J’voulais pouvoir t’offrir ce que j’avais pas dans le cœur. Mais chaque absence devenait suspecte dans ta tête, Chaque silence cachait une histoire que t’avais créée en secret. Tu surveillais mes heures, mes appels, mes déplacements, Plus j’essayais d’te rassurer, plus tu cherchais à vérifier. Et j’ai compris trop tard Que rassurer quelqu’un qui doute de tout Ne suffit pas toujours Quand la peur devient plus forte que l’amour. La jalousie, c’est joli quand elle tient dans un regard, Quand elle dit « j’ai peur de te perdre » sans devenir une prison. Mais quand elle prend trop de place, elle change les gens, Elle transforme les « je t’aime » en « dis-moi où tu es maintenant ». Petite dose, ça peut faire sourire, Grosse dose, ça peut tout détruire. On croit tenir l’amour pour ne pas le voir partir, Mais à force de serrer, on finit par l’étouffer. Puis un soir, tout a basculé, j’oublierai jamais cette scène, Une dispute de plus, mais cette fois la peur était réelle. J’ai vu le couteau, j’ai pas compris ce qui se passait, Puis tu m’as porté un coup au ventre, et mon monde s’est arrêté. À cet instant précis, quelque chose est mort entre nous, Pas mon corps, mais la confiance que j’avais encore en nous. J’avais rien fait, j’avais rien à me reprocher, Mais j’ai compris qu’il fallait partir pour pouvoir respirer. J’ai fui cette histoire avec mes blessures et mes silences, Parce qu’après ça, il n’y avait plus de confiance. L’amour pouvait être vrai, les souvenirs aussi, Mais après un coup comme ça, notre histoire était finie. Depuis ce jour, j’regarde différemment Les « où t’es ? », les « avec qui ? », les « réponds maintenant ». Derrière certains mots qui paraissent innocents, J’ai appris qu’une obsession pouvait devenir dangereuse avec le temps. La jalousie, c’est joli quand elle tient dans un regard, Mais elle devient une overdose quand elle prend tout l’espace. Petite dose, ça peut faire sourire, Grosse dose, ça peut tout détruire. On croit tenir l’amour pour ne pas le voir partir, Mais à force de serrer, on finit par l’étouffer. Et pourtant, au départ, j’te jure que c’était sincère, Y’avait de l’amour dans nos regards, dans nos prières. C’est ça qui me fait peur quand j’y repense aujourd’hui, Comment quelque chose de si beau peut devenir si dangereux la nuit. J’ai pas appris à détester l’amour, J’ai appris à respecter la liberté autour. Parce qu’aimer quelqu’un, c’est pas surveiller ses pas, C’est pouvoir lui faire confiance même quand il n’est pas là. Alors maintenant, quand je sens la jalousie revenir, J’me rappelle où elle peut conduire. J’veux jamais devenir celui que j’ai fui, Ni faire à quelqu’un ce qu’on m’a fait subir. J’veux aimer sans enfermer, Faire confiance sans contrôler, Laisser respirer sans avoir peur, Parce qu’on ne protège pas l’amour en lui faisant peur. La jalousie, c’est joli quand elle tient dans un regard, Mais elle devient une overdose quand elle prend tout l’espace. Un peu peut faire battre le cœur, Trop peut transformer l’amour en douleur. J’ai connu les deux, j’ai vu la différence, Et maintenant je sais que l’amour a besoin de confiance. Cette histoire appartient au passé, Mais certaines nuits, j’peux encore m’en rappeler. J’ai appris qu’on peut aimer fort sans posséder, Qu’on peut avoir peur sans chercher à contrôler. Parce que l’amour peut être immense, magnifique, sincère… Mais sans liberté, même le plus beau des liens peut devenir un enfer.