
Huit heures du mat', j'ouvre les yeux, J'me dis qu'aujourd'hui, ça s'ra merveilleux… Puis j'regarde dehors… Et j'retombe encore… [Aaaaaah… Ouh-ouh-ouuh…] Huit heures du mat', j'me lève, j'espère un jour meilleur, Mais l'ciel a perdu ses couleurs, j'ai la grisaille dans l'cœur. Un regard par la fenêtre, tout mon décor se gèle, L'hiver s'installe dans ma tête, chaque souvenir me rappelle. Le frisson remonte l'échine, ma peau se hérisse, Comme si ton ombre était gravée sous mon épiderme. J'revis nos jours, nos nuits, nos délires à l'infini, Deux gamins dans leur monde, à refaire la vie. Tes blagues éclatées m'faisaient rire aux éclats, T'as grillé mes neurones, mais j'aimais ça. J'jouais l'prince charmant, j'te vendais du cinéma, Quand j'allais mal, t'étais l'infirmière près de moi. J'entends ton rire au milieu du silence, J'cherche ton visage dans le flou de l'absence. J'fais le dur, mais j'arrive pas à t'oublier, Y'a ton nom dans ma tête, impossible à effacer. [Aaaaah-aaaah…] T'ES PLUS LÀ ! (Plus là !) Et mon monde part en éclats ! J'fais l'fort, mais j'tiens pas, Y'a plus d'lumière au fond d'moi ! T'ES PLUS LÀ ! (Plus là !) Ton écho résonne dans mes draps ! J'ai ton absence sous la peau, Ton souvenir dans chaque mot ! [Aaaaaah-yaaaah ! Ouh-ouh-ouuuuh !] J'aimais sans concession, sans calcul, sans condition, J'te donnais tout mon monde, mes failles, mes convictions. Aujourd'hui c'est l'incendie, les fondations qui lâchent, Un chantier de ruines où ton absence s'attache. J'ai l'cœur qui fait des tractions pour rester dans la course, Chaque battement est une bataille, chaque souvenir une secousse. J'avance à contre-courant, les pensées en surcharge, Des tempêtes dans le crâne, des regrets qui m'chargent. J'relis nos vieilles histoires, j'rejoue les mêmes séquences, J'me noie dans les détails, prisonnier du silence. J'aurais voulu retenir le temps, suspendre les secondes, Mais l'amour laisse des traces que les années n'éfface. Si tu m'entends quelque part, Sache que j'oublie pas nos histoires. J'ai perdu nos habitudes, J'apprends à vivre avec le vide… [Ouuuh-ouuuuh… Aaaaaah !] T'ES PLUS LÀ ! (Plus là !) Et mon monde part en éclats ! J'fais l'fort, mais j'tiens pas, Y'a plus d'lumière au fond d'moi ! T'ES PLUS LÀ ! (Plus là !) Ton écho résonne dans mes draps ! J'ai ton absence sous la peau, Ton souvenir dans chaque mot ! J'suis fracassé, démoli, les fondations qui tremblent, J'fais des blagues aux autres pour cacher c'qui m'démembre. J'ai le regard dans l'passé, les pieds dans le brouillard, Des tonnes de mots coincés derrière mes remparts. J'veux revoir nos délires, nos disputes pour des broutilles, Nos regards complices, nos fous rires au milieu d'la nuit. J'voudrais rembobiner la bande, retrouver notre décor, Mais l'temps n'a pas d'rewind, même quand le cœur crie encore. J'écris pour respirer, j'pose ma peine sur la mesure, Chaque rime recoud mes failles, chaque phrase soigne une blessure. J'peux pas nier le manque, prétendre que tout va bien, Mais j'veux sortir du brouillard, retrouver un lendemain. Ouais… t'es plus là… Mais j'suis encore là… J'ai le cœur en morceaux… J'vais recoller les morceaux… [Ooooooh… Aaaaaah-aaaah… Yeeeeah !] T'ES PLUS LÀ ! (PLUS LÀ !) Et mon monde part en éclats ! J'fais l'fort, mais j'tiens pas, Mais j'relèverai la tête, crois-moi ! T'ES PLUS LÀ ! (PLUS LÀ !) Ton souvenir s'en ira pas ! J'ai ton absence sous la peau, Mais j'reprends vie dans mes mots ! Même si mon cœur saigne encore, J'vais retrouver ma lumière dehors ! Huit heures du mat'… J'ouvre les yeux… Le ciel est gris… Mais j'suis encore là… [Aaaaaaaaaah… Ouh-ouh-ouuuuh…]

