(Yeah, écoute bien... Deux mondes différents, frère... Regarde où on est... Brrr !) C'est le choc des parcours, pas de détour, Dans la noirceur du jour, sans aucun secours. ​ On a pas eu la même vie, frère, Toi né sous la bonne étoile, moi née sous la foudre. Ta vie manque de rien, la mienne manque de tout, T'as pas connu la galère, j'ai connu que la misère, frère. (Ad-libs : Que la misère ! Jamais la lumière !) Ton compte est bien rempli dès la naissance, Mon compte reste vide après des années d'endurance, Tu fais des caprices de gosse pour un nouveau tél, Je suis en vrai supplice devant la faim qui m'appelle. ​ (Pas le même chemin... Pas la même fin...) Le tien est bien éclairé, illuminé par l'or, Le mien est plongé dans l'ombre et le décor du sort. ​ (Deux poids, deux mesures ! Ouais !) Pas le même vécu, pas le même destin, Pendant que tu dors, moi je trace mon chemin. Ton monde est doré, le mien est brisé, Ouvre enfin les yeux sur la triste réalité ! (Ouvre les yeux ! Regarde la vérité !) Pas les mêmes blessures, pas les mêmes armures, On vit pas la même histoire sous la même usure ! ​ Ton pire délit c’est d’avoir oublié d’enlever tes chaussures à l'entrée, Mon pire délit c’est d’avoir dû tuer pour survivre et rester blindé. Deux poids, deux mesures, pas le même vécu, Tu juges ma posture mais t'as jamais rien vu. (T'as rien vu du tout ! Que du vent !) Rends-toi compte de la réalité sans fard, Pendant que tu brilles, je stagne dans le brouillard. Alors ouvre les yeux et apprécie tes journées, Profite enfin de tout ce que la vie t'a donné. ​ (Écoute la frappe... Rimes en avalanche...) Des trajectoires opposées, des cœurs cassés, Des heures passées à compter nos années effacées. ​ (Deux poids, deux mesures ! Ouais !) Pas le même vécu, pas le même destin, Pendant que tu dors, moi je trace mon chemin. Ton monde est doré, le mien est brisé, Ouvre enfin les yeux sur la triste réalité ! (Ouvre les yeux ! Regarde la vérité !) Pas les mêmes blessures, pas les mêmes armures, On vit pas la même histoire sous la même usure ! ​ Tu parles de la pluie quand je traverse l'orage, Tu te plains de l'ennui quand je cherche du courage. Chaque jour est un combat, un bras de fer contre la nuit, Quand tu comptes tes cadeaux, je compte mes soucis. (Trop de soucis ! Toujours dans le brut !) Tes problèmes sont futiles, tes larmes sont légères, Mes cicatrices profondes racontent nos gères. Comprends la fracture, mesure la distance, Entre ta vie de luxe et ma vie de souffrance. ​ (Regarde en bas... Vois le gouffre...) L'écart est immense, le silence est lourd, On ne joue pas dans la même cour. ​ Maintenant tu sais ce qui sépare nos deux mondes, Pendant que tu rigoles, mes pensées restent sombres. Je cherche pas ta pitié, juste un peu de clarté, Pour que tu cesses de te plaindre sans jamais regarder. (Regarde autour ! Réveille-toi !) La chance est un luxe que tu prends pour un dû, Pendant que sur le bitume, mon avenir est perdu. Garde en tête ce message, n'oublie pas d'où tu viens, Prends ce que t'as reçu et mesure ton bien. ​ Deux poids, deux mesures... Ouvre les yeux... Profitese en, frère... Trap lourde... On s'arrête là.