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La Bête Sous les Chaînes

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V6

J’ai survécu dans le néant, J’ai fait du froid ma maison. Tu sais pas c’que tu vas réveiller, Quand tu touches à mes démons. Ouuuuh… aaaah… ouuuuh… J’suis un démon qui fait taire ses émotions, Trop de blessures, trop d’absence, trop d’humiliations. Tu veux m’laisser seul, m’effacer de ta mémoire, J’ai survécu dans le noir, j’ai appris à plus croire. J’veux du vrai, du viscéral, du puissant, du passionnel, Pas des miettes d’affection quand mon cœur donne tout son réel. T’as tes problèmes, j’les comprends, mais j’peux plus payer le prix, J’ai trop porté tes silences, trop sacrifié ma vie. J’t’ai laissé souffler une journée, tu parles d’abandon, Mais quand tu disparais tout l’week-end, j’en fais quoi de mes démons ? J’ai trop donné, trop pardonné, trop ravaler ma fierté, La bête gratte sous mes côtes, j’la sens prête à s’éveiller. J’ai la bête sous les chaînes, j’ai la rage dans les veines, Tu m’as laissé dans le froid, maintenant le froid me malmène. J’ai trop aimé, trop saigné, trop dormi dans les ténèbres, J’veux du vrai, pas des adieux, pas des fantômes dans mes rêves. Haaaaa… ouuuuh… yaaaaah… Ouuuuh-ouuuuh… aaaaaah… J’ai les nerfs en pelote, les pensées qui dérapent, Les souvenirs qui s’entrechoquent, les regrets qui me rattrapent. J’ai des tempêtes dans la tête, des rafales dans les tempes, Chaque silence est une lame, chaque absence me tourmente. Mes textes prennent feu, ma plume crache des étincelles, Chaque phrase est une décharge, chaque rime devient mortelle. J’suis pas violent, j’aime prendre soin de ceux que j’aime, Mais j’ai mes limites, mes blessures, mes problèmes. Tu voulais peut-être un caniche, un amour docile et tranquille, Mais j’suis pas fait pour ramper dans une cage fragile. Le molosse montre les crocs, le moteur monte dans les tours, Mais j’vais reprendre les commandes avant de brûler notre amour. J’entends la bête… Elle veut sortir… J’lui dis : ferme ta gueule… C’est pas encore le moment de sévir. Ooooooh… haaaaaa… ooooooh… J’ai la bête sous les chaînes, j’ai la rage dans les veines, Tu m’as laissé dans le froid, maintenant le froid me malmène. J’ai trop aimé, trop saigné, trop dormi dans les ténèbres, J’veux du vrai, pas des adieux, pas des fantômes dans mes rêves. J’ai regardé dans le miroir, j’ai reconnu mes blessures, Un homme fatigué qui se bat contre ses brûlures. J’ai la gorge pleine de cendres, les paupières pleines de pluie, Trop de nuits à fixer le plafond en négociant avec l’ennui. Mais j’vais pas laisser la haine décider de mes gestes, Ni transformer mes blessures en incendie qui me dévaste. J’ai la rage, j’ai les crocs, mais je peux garder le contrôle, Sortir de cette spirale sans laisser mourir mon âme. J’te souhaite pas le malheur, j’veux juste qu’on comprenne, Qu’on peut s’aimer très fort sans s’enchaîner dans la haine. J’ai encore des sentiments, mais j’reprends les commandes, La bête peut rester en cage, c’est moi qui décide maintenant. J’te perdrai peut-être… Mais j’me perdrai plus moi-même. J’ai survécu au néant… Alors j’peux survivre à la peine. Ouuuuh… ouuuuuh… Yaaaaaah… haaaaaa… Ooooooh… aaaaaaaah… J’ai la bête sous les chaînes, mais j’reprends les commandes, J’ai la rage dans les veines, mais ma raison me défend. J’ai trop aimé, trop saigné, trop dormi dans les ténèbres, Aujourd’hui j’reprends mon âme, j’éteins le feu dans mes veines. J’t’aimais… Mais j’me choisis. Ouuuuuuuh… aaaaaah…