Besoin d'une présence qui m'enlace… Une prestance qui m'dévaste… Moi c'est Savast… J'cherche une issue dans l'impasse… « Ooooooh… Aaaaaah… » J'cherche dans l'noir, mes espoirs répondent plus, J'ai l'cœur en chantier, mes repères ont disparu. Une plante s'accroche aux murs, s'enroule autour d'mon âme, Ses feuilles couvrent mes blessures, ses racines boivent mes larmes. Capucine, tu grimpes, tu t'étends, tu prends toute la place, Tes vrilles serrent ma poitrine, ton feuillage voile l'espace. J'voulais fleurir dans la lumière, j'me retrouve sous tes branches, J'ai des orages dans les veines et des nuits qui se penchent. J'entends des voix dans l'écho, des murmures sous la terre, Des promesses en lambeaux qui s'effacent dans la poussière. J'ai beau couper les lianes, elles reviennent par milliers, J'suis prisonnier d'un jardin que mes démons ont cultivé. CAPUCINE ! TU GRIMPES, TU M'ÉTOUFFES ! TES RACINES DANS MON CŒUR, TON OMBRE DANS MON SOUFFLE ! CAPUCINE ! TES LIANES M'EMPRISONNENT ! J'CRIE DANS LE SILENCE, MAIS PERSONNE NE RÉSONNE ! ÇA GRIMPE ! ÇA SERRE ! ÇA DÉVORE MES NUITS ! TES FEUILLES CACHENT LE CIEL, J'RECONNAIS PLUS MA VIE ! CAPUCINE ! J'VEUX BRISER TES LIENS ! MAIS PLUS J'COUPE TES RACINES, PLUS TU REVIENS ! « Reviens… reviens… » J'ai des pensées frénétiques, des visions électriques, Mon esprit fait des tonneaux dans des virages dramatiques. Les pistons cognent dans ma tête, la basse gronde et s'emballe, J'accélère vers le vide, chaque souvenir m'décale. Tes lianes sont sensuelles, leurs étreintes sont cruelles, J'me débats dans tes vrilles, prisonnier d'un faux ciel. J'ai des rimes incendiaires, des silences nucléaires, Des regrets qui s'accumulent et des nuits sans lumière. J'voulais l'amour qui libère, pas l'étreinte qui condamne, Pas ce jardin qui prospère en se nourrissant d'mon âme. J'ai confondu la passion avec l'art de me détruire, Maintenant j'cherche une sortie avant de cesser d'vivre. Sous la terre… ça respire… Dans ma chair… ça s'étire… J'entends les racines… Qui murmurent mon nom… « Ooooooh… Aaaaaah… » CAPUCINE ! TU GRIMPES, TU M'ÉTOUFFES ! TES RACINES DANS MON CŒUR, TON OMBRE DANS MON SOUFFLE ! CAPUCINE ! TES LIANES M'EMPRISONNENT ! J'CRIE DANS LE SILENCE, MAIS PERSONNE NE RÉSONNE ! ÇA GRIMPE ! ÇA SERRE ! ÇA DÉVORE MES NUITS ! TES FEUILLES CACHENT LE CIEL, J'RECONNAIS PLUS MA VIE ! CAPUCINE ! J'VEUX BRISER TES LIENS ! MAIS PLUS J'COUPE TES RACINES, PLUS TU REVIENS ! J'suis à terre, cœur de pierre, respiration glaciale, J'ai l'impression d'être enterré dans mon propre végétal. Les branches barrent les fenêtres, les épines rayent les murs, Mais une braise sous les cendres me rappelle que j'existe encore. J'vais arracher les lianes, retrouver mon territoire, Rouvrir les volets du crâne, remettre du feu dans le noir. Ce jardin n'est pas ma tombe, ces racines n'sont pas mon destin, J'peux saigner en me relevant, mais j'reprendrai mon chemin. Savast reprend les commandes, le moteur repart en flamme, J'écris pour briser les chaînes, pas pour enterrer mon âme. Que les feuilles tombent en pluie, que les branches se déchirent, J'veux respirer sans étouffer, j'veux renaître sans me fuir. J'ai cherché la lumière… Sous des couches de lierre… J'ai nourri les racines… Avec mes nuits, avec mes prières… « Aaaaaah… Ooooooh… » CAPUCINE ! TU GRIMPES, MAIS J'REVIENS ! J'ARRACHE TES RACINES, J'REPRENDS MON DESTIN ! CAPUCINE ! J'VEUX RETROUVER LE CIEL ! J'VEUX SORTIR DE TES BRANCHES, RALLUMER L'ÉTINCELLE ! ÇA GRONDE ! ÇA CASSE ! LE MOTEUR REPART ! J'REPRENDS MON SOUFFLE, J'REPRENDS MA PART ! CAPUCINE ! TU N'ENFERMERAS PLUS RIEN ! J'AI DES RACINES À MOI, ET DEMAIN M'APPARTIENT ! Sous les feuilles… J'ai perdu ma voix… Dans les racines… J'me retrouve, cette fois… « Ooooooh… »


