(Intro) Sous un ciel chargé d’éclairs, j’entends l’océan respirer, Chaque vague ramène un souvenir que j’ai voulu oublier. Les routes s’effacent mais les blessures restent, Et le vent murmure encore les promesses qu’on déteste. J’avance seul, les poches pleines de silences, À chercher un sens au milieu de l’absence. Comme un Gobou qui découvre le courant, J’apprends que grandir, c’est nager contre le temps. (Couplet 1) On rêvait d’être libres avant même de savoir vivre, De laisser une trace dans un monde prêt à nous suivre. On courait comme un Poussifeu avec le feu dans les yeux, Sans comprendre que la vie éteint parfois les plus courageux. Mon frère voulait la puissance d’un Braségali dans l’arène, Moi je cachais mes doutes derrière des phrases incertaines. On bâtissait des châteaux sur des fondations de sable, Pensant que nos rêves seraient toujours inébranlables. J’ai vu des Tarsal ressentir toute la peine du monde, Des Kirlia danser malgré les secondes. Des Nirondelle tomber avant d’avoir quitté le nid, Parce que le destin ne demande jamais notre avis. Et parfois je me sens comme un Morphéo, Changeant avec les saisons sans savoir qui je suis. À sourire sous le soleil puis pleurer sous l’orage, En portant chaque souvenir comme un poids sur les épaules. (Refrain) Hoenn… Même les océans gardent les secrets du passé, On voulait naviguer sans jamais se retourner. Mais les vagues ramènent toujours ce qu’on croyait perdu, Et les regrets flottent encore à la surface des rues. Hoenn… J’entends le tonnerre répondre à mes pensées, Les anciens parlent d’espoir mais leurs voix sont fatiguées. Derrière chaque victoire gravée dans les mémoires, Il y a des batailles qu’on ne racontera jamais le soir. (Couplet 2) J’ai vu des Spoink continuer d’avancer malgré la peur, Des Muciole éclairer la nuit malgré leurs douleurs. Des Armaldo porter le poids des siècles, Comme si chaque cicatrice racontait une nouvelle. Les regards deviennent froids comme les profondeurs marines, Les promesses disparaissent au fil des routines. Même les plus forts finissent parfois par plier, Quand le silence devient plus lourd que les vérités. On voulait contrôler le monde comme Groudon et Kyogre, Changer notre destin sans jamais perdre le contrôle. Mais l’équilibre se brise quand l’orgueil prend toute la place, Et les plus grandes tempêtes naissent souvent dans nos impasses. Alors j’écris pour ceux qui avancent sans lumière, Pour les cœurs oubliés qui refusent de se taire. Comme un Absol qu’on accuse à tort du malheur, Alors qu’il ne fait qu’avertir des futures douleurs. (Pont) Et si demain le vent emportait nos voix… Qui raconterait les chemins qu’on a suivis ? Les rêves qu’on a laissés derrière nous, Les promesses qu’on n’a jamais tenues ? J’aperçois un Altaria au-dessus des nuages, Comme un dernier espoir suspendu au voyage. Peut-être que les âmes ne disparaissent jamais, Elles changent juste de ciel pour continuer d’exister. (Dernier refrain) Hoenn… On traverse les marées sans comprendre pourquoi, Comme un Wailord perdu loin de sa voie. On voulait tous devenir des héros un matin, Mais la vraie force, c’est de continuer le chemin. Hoenn… Même les légendes finissent par s’effacer, Comme Rayquaza disparaissant dans le ciel étoilé. Et si la vie n’est qu’un voyage entre les tempêtes et l’espoir, Alors je marcherai encore, même quand tombera le soir. (Outro) Le vent souffle une dernière fois sur l’horizon… L’océan emporte les mots qu’on n’a jamais dits… Et quelque part, au-dessus des nuages… Un Jirachi veille encore sur nos rêves endormis…