Je me souviens de Paris sous la pluie, des pavés sombres et des vitrines où nos visages se mêlaient. Tu marchais près de moi, le col relevé, et chaque détour semblait nous appartenir. Puis les saisons ont passé. Pourtant, il suffit parfois d’une rue mouillée, d’un parfum dans le métro, pour que revienne ton rire. Je revois nos mains qui se cherchaient, les promesses dites tout bas, et ce dernier regard au bord du quai. L’amour s’éloigne, peut-être. Mais certains souvenirs ne savent pas partir. Ils restent au fond du cœur, comme une lettre jamais envoyée, comme une chanson que l’on n’entend plus et que l’on connaît encore par cœur. Et si le temps nous a séparés, je garde cette vérité simple : quelque part en moi, Paris est toujours sous la pluie, et tu marches encore à mes côtés.


